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Charles Michel, mardi, à Bruxelles © BELGA

Charles Michel appelle le MR à “ouvrir une nouvelle page”

Le président du MR et Premier ministre démissionnaire Charles Michel, qui prendra la présidence du Conseil européen le 1er décembre prochain, a appelé jeudi le parti à organiser la transition, "donner de l'oxygène pour ouvrir une nouvelle page" et "reconquérir les citoyens déçus" par l'expérience de la Suédoise.

Désigné mardi par les autres chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE pour succéder à Donald Tusk, Charles Michel s'était, à l'exception d'une brève conférence de presse à l'issue du Sommet européen, réfugié dans le silence, alors que les spéculations allaient bon train sur la manière dont le MR évoluera dans les prochains mois. Son mandat de président du MR court théoriquement jusqu'à la fin des négociations gouvernementales qu'il mène pour son parti mais la complexité de la situation politique sortie des urnes pourrait prolonger ces négociations au-delà du 1er décembre.

Jeudi soir, Charles Michel a évoqué le nécessaire passage de témoin à l'occasion d'une prise de parole devant des élus locaux à Perwez, dans le Brabant wallon, où il a été élu en mai dernier, a rapporté le porte-parole du MR, Christophe Cordier.

"D'ici le mois de décembre, nous allons tenter, en rangs serrés, dans l'unité, de faire en sorte que les négociations puissent se dérouler le mieux possible pour concrétiser le projet auquel nous croyons. C'est une prise de parole particulière pour moi. Nous allons aussi organiser les transitions et donner de l'oxygène pour ouvrir une nouvelle page", a indiqué le président des réformateurs.

Charles Michel a défendu le choix de la coalition suédoise, nécessaire selon lui pour garantir la stabilité du pays et le rendre plus solide sur le plan socio-économique. "Cette composition fédérale était exceptionnelle: un seul parti francophone et donc une opposition très audible et offensive et rugueuse.”

Le gouvernement fédéral a dû démissionner après le retrait de la N-VA, devenant dès lors minoritaire, et la Suédoise n'a plus reçu de majorité dans les urnes en mai dernier. Le MR est en recul, tout comme les deux autres partis dits traditionnels.

Dès lors, "nous devrons, durant les cinq prochaines années, être lucides sur le diagnostic, sur nos atouts et nos fragilités, pour reconquérir un certain nombre de citoyens déçus", a reconnu Charles Michel.

"Je ne quitte pas la vie politique, je ne quitte pas la Belgique. Je resterai un militant engagé avec toute la réserve nécessaire à ma fonction", a-t-il ajouté.

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