François Desquesnes (cdH) et Philippe Defeyt (Ecolo)
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François Desquesnes (cdH) et Philippe Defeyt (Ecolo) © RTL

Ecolo et PS fustigent la décision "prématurée" du cdH

La décision du cdH de siéger dans l'opposition au niveau fédéral et dans les entités fédérées a été prise de manière "prématurée", ont estimé dimanche des membres du PS et d'Ecolo lors de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" sur RTL-TVI. 

"Je ne suis pas convaincu qu'on puisse gouverner un pays et un parti sur un coup de poker. (...) La décision du cdH a été prise beaucoup trop tôt", a notamment déclaré Philippe Defeyt (Ecolo). 

A ses yeux, la situation au fédéral est la plus inquiétante dans la mesure où le choix posé par les humanistes risque entre autres d'empêcher la constitution d'une quadripartite avec les chrétiens démocrates flamands. Pour le socialiste Pierre-Yves Dermagne, le positionnement des centristes ajoute du "chaos au chaos". 

“On a voulu temporiser afin de voir le champ des possibles. La décision du cdH, que j'estime prématurée, le réduit", a-t-il analysé. "Au PS, on est toutefois bien placé pour savoir que le cdH peut changer d'avis", a-t-il ensuite ironisé, dans une allusion à la rupture par les humanistes de leur alliance avec les socialistes à la Région wallonne en 2017.

“On n’est plus dans la capacité de peser”

La décision du cdH "entraîne effectivement une réduction du champ des possibles", a encore abondé Diana Nikolic (MR), avant de rappeler que sa formation politique privilégiait pour sa part "toujours le temps de la discussion" afin de voir quel projet pourrait être mis en oeuvre. Le représentant du cdH sur le plateau, son nouveau chef de groupe au parlement de Wallonie, François Desquesnes, a quant à lui une nouvelle fois expliqué comment son parti avait conclu qu'il convenait de choisir l'opposition. "Le constat est clair: on a perdu les élections, un tiers de nos mandataires. On n’est plus dans la capacité mathématique de peser", a-t-il insisté.

“Aujourd'hui, on doit reconstruite notre projet. Les cartes ont été redistribuées lors des élections. Or, quand vous jouez aux cartes, si vous n'avez pas une belle main, vous passez", a-t-il lancé. "Nous devons assumer, remercier nos électeurs et nous engager dans un combat démocratique", a conclu M. Desquesnes.

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