Plein écran
© BELGA

Formation flamande: Wouter Beke en désaccord avec la note d'intention de Bart de Wever

Les discussions sur un certain nombre d'éléments de la note d'intention de Bart de Wever seront débattues "avec véhémence", a déclaré samedi le président du CD&V Wouter Beke dans une interview accordée aux journaux "Het Nieuwsblad" et "Gazet van Antwerpen". Il fait notamment référence au "canon flamand" (liste de points d'ancrage de la culture et de l'histoire flamande que les élèves et nouveaux arrivants devront connaître, NDLR). 

En début de semaine, le président de la N-VA a présenté une note d'intention, qui doit servir de base aux négociations en vue de former le prochain gouvernement flamand. L'homme fort des nationalistes y parle notamment d'un "canon flamand", qui a suscité beaucoup de critiques. "J'avais déjà écrit des textes en 1996 sur l'importance des normes et des valeurs, de la langue, du respect de la constitution. Mais nous aurons un débat sur la manière de l'inscrire. La note n'est pas à prendre ou à laisser", a souligné Wouter Beke. 

D'après le président du CD&V, la note de base a été passée en revue sans nuance. "Par exemple, le passage sur les allocations familiales pour les enfants vivant à l'étranger, qui doivent être adaptées en fonction du prix de la vie sur place, est déjà un fait. Nous avons déjà des traité à ce sujet avec le Maroc et la Turquie selon lesquels le montant de l'allocation s'élève à 28 euros et non 150 euros. Pourquoi dès lors en faire un point de la note, alors que ça existe déjà", épingle-t-il.

Wouter Beke reconnait par ailleurs qu'il ne sera pas aisé de former un gouvernement fédéral. "Ce qui est clair, c'est que des élections qui tombent aux mêmes dates n'est pas le meilleur choix. On voit que les Régions sont occupées à former un gouvernement mais qu'à l'échelon fédéral, on a appuyé sur le bouton pause", a-t-il ajouté.

  1. Le PTB explique les raisons de sa rupture avec le PS

    Le PTB explique les raisons de sa rupture avec le PS

    Réuni sur la côte, à Bredene, dans le cadre du festival ManiFiesta, le PTB a une nouvelle fois revendiqué dimanche la nécessité de mener une "politique de rupture" pour redonner du sens aux citoyens et repousser les extrêmes à droite, le racisme et le séparatisme. Mais à les entendre, les partis traditionnels n'ont toujours pas entendu le message de l'électeur le 26 mai dernier. Demandeur d'un vaste plan de réinvestissement public de 10 milliards d'euros, le PTB fustige notamment l'opération de privatisation des actifs de Nethys. "C'est ce genre de pratiques que nous reprochons aux dirigeants du parti socialiste. C'est une des raisons principales de notre rupture des négociations avec le PS pour un nouveau gouvernement wallon", a indiqué le président Peter Mertens.