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Le président du parlement flamand Kris Van Dijck (N-VA) © BELGA

Le nouvel appel de la N-VA au PS: “On n'a jamais résolu les problèmes sans dialogue”

 “Il n'est pas envisageable que seule une minorité de la population flamande soit représentée au sein d'un nouveau gouvernement fédéral", a affirmé le président du parlement flamand Kris Van Dijck (N-VA) lors d'un discours prononcé jeudi à l'hôtel de ville de Bruxelles à l'occasion de la Fête de la Communauté flamande.

Les élections du 26 mai ont conduit à un éclatement du paysage politique rendant difficile la formation de gouvernements. La N-VA met la pression sur le CD&V et l'Open Vld au cas où ils pourraient être tentés par une telle aventure. Après avoir discuté pendant plusieurs semaines avec le Vlaams Belang, le formateur flamand Bart De Wever (N-VA) a suspendu les négociations, dans l'attente d'un éclaircissement de la situation au Fédéral.

Exclusives

 À ce niveau de pouvoir, la situation est d'autant plus complexe que certains partis se sont lancés des exclusives, étant donné l'absence de convergences programmatiques, rendant impossible la constitution de certaines coalitions. Il en va notamment du premier parti francophone, le PS, avec un programme de gauche, et du premier parti flamand, la N-VA, qui prône le confédéralisme. Ces dernières semaines, certaines voix se font entendre dans les rangs nationalistes, invitant les socialistes au dialogue. Un tel appel a encore un fois été lancé jeudi, cette fois par Kris Van Dijck.

"On n'a jamais résolu les problèmes sans dialogue", a-t-il dit. Le président du PS Elio Di Rupo et le chef de file du parti en Wallonie, Paul Magnette, n'auront pas entendu cet appel en direct. Ils n'étaient pas présents jeudi à l'hôtel de ville.

Le PS était représenté par le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close, qui a mis en exergue la nécessité de défendre, parmi d’autres, l’identité flamande dans la capitale. Le président du parlement de la Communauté française, Philippe Courard (PS), était également présent, ainsi que son homologue bruxellois Pierre Kompany (cdH).

Rejet de “l'aventure communautaire”

Le MR était largement représenté par les Premier ministre et ministre-président wallon sortants, Charles Michel, président du parti, et Willy Borsus, ainsi que l’informateur Didier Reynders. “Je suis venu par sympathie pour nos amis flamands, par respect des institutions”, a dit M. Borsus, louant le “fédéralisme ouvert et de coopération” et rejetant “l’aventure communautaire”.

Pour l’informateur Didier Reynders, “il s’agit de bien tenir compte, de part et d’autre, des sentiments exprimés” le 26 mai dernier. L’objectif est de trouver des majorités dans l’ensemble des parlements. La poussée confédérale observée au nord du pays pourrait mener à des discussions institutionnelles. “Au parlement fédéral, nous ne cherchons pas de majorité des deux tiers, il est déjà suffisamment compliqué de trouver une majorité simple”, a répété M. Reynders.

Le discours de Kris Van Dijck a été brièvement perturbé par un représentant de Greenpeace invitant à rester actif sur la problématique climatique. 

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