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PS/N-VA ensemble au fédéral? “Le PS obligé d’avancer avec ceux qui restent autour de la table”

Le socialiste André Flahaut s’est exprimé dans Matin Première sur les avancées des négociations avec les réformateurs en Wallonie et les nationalistes flamands en vue d’une coalition au fédéral. Tout comme Thierry Bodson, secrétaire général à la FGTB, l’a fait hier sur les ondes de la Première, André Flahaut estime que c’est l’attitude du cdH et du PTB qui a mené à une telle situation.

Le président de la Chambre et ministre sortant de résumer la position du PS: “Les éléments sur la table imposent à ceux qui sont restés autour de la table de poursuivre et de réussir” - comprenez avec le MR en Wallonie et la N-VA au fédéral. 

“On a essayé encore et encore avec le PTB”

“Certains ont décidé de prime abord de ne pas participer aux négociations (...) Le PS a consulté les homologues politiques et constaté que le cdH souhaitait rester dans l’opposition (N.D.L.R. Maxime Prévot a en effet pris cette position au lendemain de la défaite électorale de son parti). Et puis il y a eu les tentatives répétées d’Elio Di Rupo d’amener le PTB autour de la table sans succès. Il continue donc à avancer avec ceux qui souhaitent rester, d’abord Ecolo comme le PS le souhaitait et forcément maintenant via des explorations avec le MR”, a-t-il analysé. 

Et au fédéral? André Flahaut botte en touche: “Il faut distinguer les choses. Le gouvernement wallon, on y travaille sérieusement et ça avance. Le gouvernement flamand, c’est le grand silence, on ne sait pas ce qu’il va donner. Bruxelles est constitué. Au fédéral, le PS a répondu aux invitations des informateurs, et la balle est aujourd’hui dans leur camp mais on ne peut pas forcer les gens à faire des choses dont ils n'ont pas envie. Nous étions autour de la table et on a fait part de toutes nos priorités, à eux de rédiger leur note et nous verrons”. 

Revoter? “On a vu ce que la première élections a donné avec les partis extrêmes”

Mais de glisser que les dés ne sont pas jetés: “Autant en région wallonne, il n’y a pas de possibilité de nouvelles élections, autant au fédéral ce n’est pas exclu. Mais je ne suis pas sûr que cela apporterait une solution car tout le monde sait que quand deux élections se suivent, la deuxième accentue la première et nous avons déjà vu ce que donnait la première avec les partis extrêmes”.

André Flahaut semble donc confirmer la piste nationaliste flamande à contrecoeur et à condition que la note garantisse qu’au niveau “de la sécurité sociale, de l’existence de la Belgique, des mesures fiscales protégeant les plus faibles, les priorités socialistes soient rencontrées”. Et de rappeler qu’actuellement, la situation du gouvernement en affaires courantes est plus épineuse que lors de la crise gouvernementale de 2010: l’actuel gouvernement est ultra-minoritaire au Parlement, à l’inverse de l’époque où il avait toujours la majorité. Il faudra donc presser le pas, aussi parce que le contexte et les échéances internationales l’exigent. Réponse après le 15 août?

Retrouvez l’entretien en intégralité ci-dessous:

  1. La grève sur le rail du 19 décembre prochain est confirmée
    Mise à jour

    La grève sur le rail du 19 décembre prochain est confirmée

    Le syndicat socialiste, la CGSP Cheminots, a confirmé jeudi la tenue d’une grève sur le rail belge entre le 18 décembre à 22h00 et le lendemain à la même heure. Avec son homologue libéral, le SLFP, il avait déposé un préavis de grève mardi, auquel s’était également associé le syndicat indépendant des cheminots (SIC). Une réunion de conciliation ce jeudi après-midi pouvait encore faire bouger les lignes, mais cela n’a pas été le cas.