Gwendolyn Rutten et Bart De Wever.
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Gwendolyn Rutten et Bart De Wever. © Photo News

N-VA et Open VLD s’écharpent sur la place publique: “Indigne”

L'Open VLD est depuis quelques mois la cible favorite de la N-VA sur les réseaux sociaux. Ces derniers jours, le parti nationaliste flamand a publié une courte vidéo sur sa page Twitter dans lequel il reprend les récentes déclarations de la présidente sortante des libéraux flamands Gwendolyn Rutten sur le confédéralisme cher à la N-VA. Selon lui, ces propos contrastaient avec des prises de position antérieures. Les libéraux ont vertement répondu en publiant à leur tour une vidéo pointant des différences entre les discours et les actes, notamment en matière de lutte contre la fraude à la demande d'asile.

Mercredi matin sur Radio 1, le candidat à la présidence de l'Open Vld Bart Tommelein a qualifié la vidéo des nationalistes d'"indigne pour un parti de gouvernement et partenaire de coalition". "Devons-nous nous traiter les uns les autres de cette manière? ", s'est-il interrogé. 

Le gouvernement flamand sous pression

Selon le bourgmestre d'Ostende, ces attaques à répétition de la N-VA démontrent l'existence d'"une action orchestrée pour causer le plus de dégâts possible au parti. Si vous recevez une gifle, vous ne tendez pas l'autre joue", a-t-il ensuite justifié. "Nous ne devons pas regarder cela passivement", a-t-il ajouté indiquant que la collaboration au sein du gouvernement flamand était mise sous pression.

En réponse, le cabinet du ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) a assuré que l'atmosphère de travail était bonne au sein de son gouvernement.

Stop, dit le CD&V

Le troisième parti de la coalition régionale, le CD&V, a appelé ses partenaires, par la voix du député Servais Verherstraeten, à s'abstenir de telles discussions sur Twitter.

Au niveau fédéral, l'Open Vld s'est vu confier une mission royale via le président de la Chambre Patrick Dewael, en duo avec la présidente du Sénat Sabine Laruelle (MR). Après la confirmation du mariage impossible entre N-VA et PS, les chargés de mission doivent tester d'autres formules de coalition, dont certaines sans les nationalistes.