Après l'échec du vice-Premier ministre CD&V, Koen Geens, de rapprocher le PS et la N-VA, le Roi a chargé les présidents de la Chambre et du Sénat de "prendre les contacts politiques nécessaires pour la mise en place d'un gouvernement de plein exercice".
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Après l'échec du vice-Premier ministre CD&V, Koen Geens, de rapprocher le PS et la N-VA, le Roi a chargé les présidents de la Chambre et du Sénat de "prendre les contacts politiques nécessaires pour la mise en place d'un gouvernement de plein exercice". © Photo News

Où en sont les missionnaires royaux?

Les chargés de mission royale Patrick Dewael (Open Vld) et Sabine Laruelle (MR) veulent arriver à réunir les partis politiques autour d'une table en vue de former un gouvernement fédéral, a-t-on appris vendredi. D'ici à lundi, date prévue de leur rapport au Roi, ils souhaitent engager des discussions sur une note-cadre qui traiterait du budget, des réformes socio-économiques, des thèmes éthiques et d'un agenda pour une réforme de l'Etat. La tenue d'une telle réunion demeure toutefois très hypothétique puisque certains partis auraient demandé plus de temps avant de sauter le pas.

Après l'échec du vice-Premier ministre CD&V, Koen Geens, de rapprocher le PS et la N-VA, le Roi a chargé les présidents de la Chambre et du Sénat de "prendre les contacts politiques nécessaires pour la mise en place d'un gouvernement de plein exercice". Leur première tâche était de ramener de la confiance entre les partis après les mots durs qui ont entouré la fin de mission de M. Geens.

Un gouvernement d’urgence?

La piste d'un gouvernement d'urgence a été explorée ces derniers jours. Il s'agirait de partir de la coalition actuelle MR - CD&V - Open Vld, et d'y ajouter les socialistes et les écologistes pour régler certains problèmes urgents, en particulier le budget. 

Jeudi, pourtant, certains libéraux et démocrates-chrétiens flamands se montraient sceptiques devant ce scénario, notamment parce que le Roi a chargé les deux présidents d'assemblée d'une mission tendant vers un "gouvernement de plein exercice".

Le CD&V reste scotché à la N-VA et le sp.a ne veut pas juste faire le nombre

Cette "coalition de bonne volonté" paraît toujours se heurter aux mêmes difficultés. Le CD&V ne renonce pas à une majorité des deux côtés de la frontière linguistique, impliquant la N-VA. Le sp.a se montrerait également réticent. Dans une telle formule, les socialistes flamands ne sont pas arithmétiquement nécessaires. Ils n'entendent donc s'y rallier que s'ils peuvent peser suffisamment sur le fond des discussions. Ils attendent donc de voir ce qui est mis concrètement sur la table.