Pieter De Crem, ministre de l'Intérieur (CD&V).
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Pieter De Crem, ministre de l'Intérieur (CD&V). © AP

Vers un gouvernement d'urgence? La balle est dans le camp du CD&V

Selon plusieurs sources, Sabine Laruelle et Patrick Dewael privilégient la piste d’un gouvernement d’urgence. L’objectif premier serait de prendre les mesures nécessaires pour éviter que le déficit ne se creuse davantage, surtout depuis la crise du coronavirus qui mine la croissance. Pour rappel, le déficit budgétaire va approcher les 12 milliards d’euros en 2020. “Je n’ai pas d’indication que notre point de vue a changé”, a souligné jeudi le ministre Pieter De Crem (CD&V) interrogé sur Radio 1 (VRT) à propos de ce gouvernement d’urgence.

L’idée de deux missionnaires royaux serait de compléter la majorité actuelle, le gouvernement “résiduel” (les partis de la suédoise, sans la N-VA), avec les socialistes et les Verts. Bref, ce qu’on avait appelé la coalition “Vivaldi” en somme. Sauf que cette option est uniquement possible avec la participation du CD&V, qui refuse pour l’instant de se déscotcher de la N-VA. La question reste donc la même: les chrétiens-démocrates flamands accepteront-ils de monter dans une majorité sans la N-VA?

De Crem: “Une majorité en Flandre est indispensable”

Pieter De Crem, ministre de l’Intérieur, a donné un élément de réponse ce jeudi matin dans “De Ochtend”, la matinale de la VRT. Le refus du PS d’entamer des négociations de formation avec la N-VA a “laissé des traces profondes” et provoqué “une radicalisation à la base et au sommet du CD&V”, a-t-il affirmé.

“Les préoccupations du PS et de Ecolo sont à des années-lumière de notre projet économique. En ce qui concerne le dossier sur le prolongement du délai de l’IVG (ndlr. un dossier clé pour le CD&V), il n’y a pas de majorité en Flandre pour cela.” 

“Une majorité flamande est indispensable dans le gouvernement fédéral”, a-t-il commenté. À écouter le ténor du CD&V, qui représente l’aile droite du parti, un gouvernement d’urgence sous cette forme, ce n’est pas gagné.

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Alors qu’ils doivent leur remettre leur rapport au Roi lundi, Sabine Laruelle et Patrick Dewael aimeraient toutefois faire un pas décisif d’ici lundi (au plus tard) pour lancer la préformation. Si les deux missionnaires parviennent à convaincre l’ensemble des partenaires d’ici là, Sophie Wilmès, la première ministre en Affaires courantes, pourrait dès lors reprendre le flambeau pour entamer de vraies négociations. L’idée d’un gouvernement d’urgence avait également été avancée par Paul Magnette. La balle est de nouveau dans le camp du CD&V. À suivre donc.

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