Jean-Luc Crucke, ministre wallon du Budget et des Finances.
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Jean-Luc Crucke, ministre wallon du Budget et des Finances. © Photo News

Crucke ne ferme pas totalement la porte à des réformes communautaires

formation fédéraleLe MR est prêt à parler de tout, y compris du communautaire, dans le cadre de la formation du prochain gouvernement fédéral, a affirmé lundi le ministre wallon du Budget et des Finances, Jean-Luc Crucke (MR), tout en soulignant qu'une nouvelle réforme de l'Etat n'était "par urgente" aux yeux des libéraux francophones.

"Qu'une rénovation de l'Etat doive avoir lieu, tout le monde le sait, aussi au MR", a-t-il déclaré lors de l'émission De Ochtend de la VRT-radio dont il était l'invité. 

Le roi Philippe a chargé vendredi soir le vice-Premier ministre CD&V Koen Geens "de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice", après avoir déchargé les deux derniers informateurs en date, les présidents du MR et du CD&V, Georges-Louis Bouchez et Joachim Coens, de leur mission. 

M. Geens a souligné qu'il n'entendait pas abandonner la piste d'une coalition associant - en dépit des exclusives exprimées par le président du PS, Paul Magnette - les socialistes francophones et les nationalistes flamands de la N-VA. "J'aurai des contacts privilégiés avec les deux grands partis, comme avec les autres, et comme je l'ai déjà dit, je ne change pas si facilement d'idée", a-t-il dit. 

M. Crucke a pour sa part assuré lundi que son parti était disposé à discuter du communautaire. "Nous sommes prêts à parler de tout mais il faut voir cela en son temps. Nous n'avons jamais refusé (de telles discussions) mais ce n'est actuellement pas urgent", a-t-il dit à la VRT. 

Selon le ministre régional, le confédéralisme est une étape de trop. "Mais qu'une rénovation de l'Etat doive avoir lieu, tout le monde le sait, aussi au MR", a-t-il souligné. 

M. Crucke a indiqué que les discussions pourraient porter sur "davantage et de meilleures compétences pour les Régions", mais aussi sur la refédéralisation de certaines compétences. 

Tous les partis doivent maintenant "faire un choix", a-t-il dit. "Il faut arrêter le harcèlement (..) Le temps des bâtons dans les roues est passé. Nous n'avons pas encore le temps de le faire: les gens demandent un gouvernement, notre pays demande un gouvernement", a-t-il encore indiqué.

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