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“Ne blâmez pas l’ex-femme de Weinstein pour son comportement dégoûtant”

Georgina Chapman était mariée à Harvey Weinstein depuis dix ans quand le scandale a éclaté en 2017. Elle a divorcé dans la foulée et on ne devrait pas la voir au tribunal pour soutenir celui avec lequel elle a eu deux enfants. 

Un article du Daily Beast expliquait il y a quelques jours qu’elle faisait profil bas de peur que ses dernières clientes désertent sa boutique. Georgina Chapman est la co-fondatrice de la marque de mode Marchesa. Son business en a pris un coup. Sa marque était, avant ça, incontournable du tapis rouge. Sandra Bullock acceptait par exemple l’Oscar de la meilleure actrice en 2019 en robe Marchesa. 

On a appris par la suite que Weinstein forçait les stars à porter les oeuvres de sa femme lors de la promotion des films qu’elles faisaient avec lui. Une information confirmée par Felicity Huffman et Jennifer Aniston.

Après le scandale, plus personne n’a osé porter du Marchesa. Jusqu’à Scarlett Johansson au Gala du Met en 2018. “J’ai porté Marchesa parce que leurs vêtements donnent confiance aux femmes et les rendent belles, et c’est un plaisir pour moi de soutenir une marque créée par deux designers féminines incroyablement talentueuses et importantes”, expliquait-elle à l’époque. 

Anna Wintour, rédactrice en chef du Vogue, déclarait quelques jours plus tard que Georgina était une “brillante créatrice” et qu’elle n’avait pas à être “blâmée pour le comportement de son mari.” Georgina déclarait par la suite: “Je ne veux pas être considérée comme une victime. Parce que je ne pense pas en être une. Je suis une femme dans une situation de merde mais ce n’est pas unique.”

Alors que le procès de son ex-mari vient de commencer, Georgina se fait discrète. Meghan McCain, présentatrice de The View, a reposté l’article du Daily Beast en râlant: “Ne blâmez pas Marchesa pour les péchés des hommes.” Elle avait porté sa robe de mariage Marchesa quelques semaines après les accusations de Weinstein. “Tout le monde me demandait si j’allais garder ma robe. Mais pourquoi devrions-nous punir deux femmes designers pour le comportement dégoûtant d’un homme?”