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Nous n’avons que 18 étés à passer avec nos enfants

BlogNotre journaliste Déborah Laurent est installée en Californie une grande partie de l’année. L’occasion pour 7sur7 de vous fournir l’information la plus rapide et la plus complète possible (merci le décalage horaire!). Et l’occasion pour elle de constater les différences culturelles impressionnantes avec notre plat pays et d’apprendre à vivre en famille loin de tous. Elle en parle sur son blog personnel Sea You Son (et sur Instagram ici et Facebook ici). Nous vous proposerons chaque mardi l’un de ses articles de blog ici.

J’ai lu une phrase qui m’a percutée de plein fouet récemment. Un truc banal, rien de nouveau, et pourtant, on n’y pense pas assez souvent. Je cite: “Nous n’avons que 18 étés à passer avec nos enfants.” J’ajouterais: et encore, s’ils ne nous implorent pas de nier les vacances en famille au profit d’une semaine entre copains dès 16 ans.

18 étés à peine. Il m’en reste 16 à passer avec mon fils.

16 étés à appliquer de la crème solaire sur son corps toujours plus fort, saison après saison. 16 étés de glace parfum chocolat ou fraise, son goût “préféré depuis toujours”, c’est-à-dire deux jours. 16 étés à découvrir de nouvelles villes et s’imaginer y vivre. Ou autant à ne rien faire ensemble, sous le toit familial. 16 étés à ne jamais le perdre de vue dès qu’il s’approche de l’océan déchaîné.

16 étés de barbecues, de bombes dans la piscine, de siestes sur un transat grillagé qui s’imprimera sur la joue. 16 étés de demi-sommeil lors de longs trajets en voiture, de tours de manège, de pique-nique sur un banc ou une couverture, de balançoire à pousser, de piqûres de moustiques, d’observation de fourmis, de melon qui jute sur les doigts. 16 étés de réveils paresseux; de soirées qui s’éternisent; de jeux de société qu’on joue à la lueur de l’ampoule de la terrasse, celle qui grésille; de nuits qui commencent dans le canapé du salon en cuir un peu trop froid de notre location saisonnière. Lisez la suite de l'article ici.

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