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Le sort des travailleurs de Thomas Cook suscite de vifs échanges au parlement wallon

Sans surprise, la situation de Thomas Cook, le tour-opérateur en faillite, a fait l'objet de plusieurs questions d'actualité, ce mercredi, au Parlement de Wallonie, donnant notamment lieu à des échanges tendus entre le ministre régional de l'Economie, Willy Borsus (MR), et le député PTB Julien Liradelfo.

"Les travailleurs de Thomas Cook - quelque 600 personnes en Belgique, ndlr - méritent mieux que la légèreté avec laquelle vous traitez ce dossier", a ainsi asséné l'élu d'extrême-gauche, osant l'analogie avec les réponses "libérales" apportées par le gouvernement aux ouvriers de la sidérurgie.

"Si vous croisez quelqu'un avec des réponses simples, immédiates, auxquelles personne n'a jamais pensé, sauf lui, ne le croyez pas! ", a rétorqué Willy Borsus. "Est-ce que la différence salariale entre les responsables du tour-opérateur et les salariés est raisonnable? Ma réponse est non. Mais pas de collectivisme. Il y a des changements que l'on ne peut combattre en mettant les services publics à toutes les sauces", a-t-il ajouté.

Trouver un repreneur 

"La première priorité, c'est trouver un repreneur. Ensuite, nous mobiliserons les outils wallons pour accompagner ceux qui, malgré tout, perdraient leur emploi", a poursuivi le ministre régional de l'Economie. Avec sa collègue en charge de l'Emploi, la socialiste Christie Morreale, ils rencontreront "rapidement" la direction de Thomas Cook en Belgique "afin de voir comment nous pouvons être utiles, en matière de redéploiement économique ou de soutien au plan social", a encore indiqué M. Borsus. "Soyez assurés que tout dossier de cette nature sera pris en charge par l'ensemble du gouvernement de la manière la plus proactive possible", a-t-il conclu.

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Le ministre régional de l'Economie, Willy Borsus (MR) © Photo News

Mercredi matin, 2 jours après le naufrage du tour-opérateur britannique, le tribunal de l'entreprise de Gand a déclaré en faillite Thomas Cook Belgique (70 travailleurs), Thomas Cook Retail (5) et Thomas Cook Financial Services, qui ne compte aucun collaborateur. La veille, la filiale belge du voyagiste avait indiqué viser un redémarrage des activités de la société Thomas Cook Retail Belgique, qui comprend le siège et les agences. Dans cette optique, une demande de protection contre les créanciers, dans le cadre de la loi sur la continuité des entreprises (LCE), sera introduite à la fin de cette semaine ou en début de semaine prochaine. cette opération permettrait de sauvegarder temporairement 501 emplois.

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