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Thomas Cook coûtera 20 à 25 millions d’euros au Fonds de garantie voyages

Mise à jourLe Fonds de garantie des voyageurs devra supporter de 20 à 25 millions d’euros. Sa priorité reste le rapatriement des vacanciers, selon Wouter Beke.

Les problèmes liés à Thomas Cook coûteront au Fonds de garantie voyages de 20 à 25 millions d’euros, a indiqué mercredi le ministre de l’Economie, Wouter Beke, en commission de la Chambre. Le Fonds dispose de 17,5 millions d’euros mais le coût ne devrait pas le mettre en difficulté puisqu’il peut également s’appuyer sur des garanties bancaires et qu’il est lui-même réassuré.

Actuellement, 13.400 personnes concernées se trouvent à l’étranger. Le Fonds donne priorité à leur rapatriement. Il devra s’occuper ensuite des voyages qui avaient été réservés encore cette année-ci, soit pas moins de 70.000. Le nombre de voyages réservés pour l’année prochaine n’est pas encore connu.

Les députés qui ont interrogé le ministre ont insisté sur les “témoignages hallucinants” de touristes obligés par les hôtels où ils logent de payer des frais supplémentaires pour continuer à occuper leur chambre ou de trouver un moyen de transport pour gagner un aéroport.

Les opérateurs locaux seront payés

Le ministre a répété son conseil de ne pas payer car ces coûts ne seront pas remboursés par le Fonds de garantie: ils ne sont en effet pas prévus dans le contrat conclu avec le tour-opérateur.

Pour aider les voyageurs qui se trouvent dans cette situation, le Fonds a transmis aux Affaires étrangères un courrier assurant qu’il remboursera aux opérateurs locaux les montants qu’ils doivent toucher de Thomas Cook. Cette lettre a été transmise aux postes diplomatiques.

Le Fonds de garantie voyages est une institution privée, financée par les contributions du secteur et contrôlée par l’Inspection économique, a fait remarquer M. Beke. Il a été mis en place dans le cadre d’une directive européenne et fonctionne sur la base d’un mécanisme d’assurance. Il lui incombe en premier lieu de prévoir le personnel nécessaire pour répondre aux demandes des personnes lésées. Le ministre rencontrera sa direction jeudi.

Une situation inédite 

“Jusqu’à présent, il n’y a jamais eu de faille grave dans ce système. Le voyageur belge a toujours été bien protégé”, a assuré M. Beke, même si le Fonds n’a jamais dû gérer un cas d’une telle ampleur jusqu’à présent. “La situation évolue tous les jours”, a-t-il ajouté.

Lundi midi, lorsque M. Beke a reçu la direction de Thomas Cook Belgique, celle-ci lui a indiqué que la faillite britannique ne présentait pas un danger immédiat pour la Belgique... Le lendemain, le Fonds était appelé à intervenir. 

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