Plein écran
© Photo News

Thomas Cook: le fonds de garantie voyages pourra rembourser tous les clients lésés

Le rapatriement, “la priorité absolue”

Le Fonds de garantie voyages a assuré vendredi avoir les reins assez solides pour gérer la faillite du voyagiste Thomas Cook et rembourser tous les voyageurs lésés. Le Fonds demande toutefois du temps pour gérer les dossiers de remboursement et rappelle que la priorité va actuellement au rapatriement des voyageurs.


La faillite de Thomas Cook/Neckermann est la plus grande que le Fonds de garantie voyages ait à gérer depuis sa mise en place par le secteur en 1995 mais pour autant "la capacité du Fonds est suffisante", a indiqué au cours d'une conférence de presse son président, Jean-Philippe Cuvelier. Le Fonds dispose en effet de réserves, constituées au fil des ans par les contributions des entreprises du secteur, et a également souscrit des contrats de réassurance. 

“Cela ne coûtera pas un euro à l’État belge”

À la différence de ce qui se passe en Grande-Bretagne, cela ne coûtera pas un euro à l'État belge, a ajouté le président du Fonds, estimant toutefois qu'à un moment donné, vu le développement du tourisme, "il faudra une aide de l'État pour des sinistres de plus grande ampleur".

Tous les voyages de Thomas Cook Belgique vers l'étranger ont été annulés. La décision a été prise jeudi, notamment pour des raisons de sécurité, certains hôteliers impayés par Thomas Cook risquant de se retourner sur les vacanciers sur place. Il est recommandé aux voyageurs de ne pas payer les éventuelles sommes d'argent supplémentaires qui leur seraient demandées, ni de régler eux-mêmes leur vol retour. Les touristes qui auraient été menacés ou "pris en otage" par des hôteliers sont invités à contacter la police, le Fonds de garantie ou les Affaires étrangères.

Les personnes qui ont déjà payé un acompte ou l'intégralité de leur voyage à Thomas Cook seront remboursées par le Fonds de garantie voyages. Celui-ci traitera les dossiers dans l'ordre de la date de départ. Selon les estimations, 72.000 voyageurs au total (55.000 voyageurs pour 2019 et 17.000 estimés pour 2020) sont victimes de la faillite du voyagiste en Belgique.

Tous ceux qui ont droit à l'être seront remboursés, martèle le Fonds qui demande toutefois un certain temps avant que les dossiers puissent être traités. Du personnel supplémentaire a été engagé en renfort mais cela "ne pourra pas être fait en quelques jours". Le Fonds demande que les voyageurs lésés remplissent le formulaire, et seulement celui-là, disponible sur son site internet en produisant bon de commande et preuves de paiement.

  Mais la "priorité absolue", à l'heure actuelle, est le rapatriement en toute sécurité des vacanciers qui se trouvent à l'étranger. Au 24 septembre, date de la faillite de Thomas Cook, 13.000 voyageurs belges se trouvaient à l'étranger. Mercredi 25, 1.144 passagers ont été rapatriés, 1.250 l'ont été jeudi, 1.077 devaient l'être ce vendredi, 2.786 personnes le seront samedi et 1.869 dimanche. Plus de 60% des voyageurs devraient donc être rentrés à la maison à la fin de ce week-end et 90% d'ici le 6 octobre.

Depuis sa création en 1995, le Fonds garantie voyages a traité une centaine de faillites et déboursé près de 11 millions d'euros. Pour la seule faillite de Thomas Cook/Neckermann, les remboursements devraient dépasser 20 millions d'euros, ont encore indiqué les responsables du Fonds, sans se risquer à citer un montant définitif plus précis.

  1. La photo de l’arrestation des “amants diaboliques”, 23 ans après les faits

    La photo de l’arrestation des “amants diaboli­ques”, 23 ans après les faits

    Nous vous l’annoncions hier, les “amants diaboliques” Hilde Van Acker et Jean-Claude Lacote ont été arrêtés en Côte d’Ivoire après 23 ans de cavale. Le couple était recherché depuis 1996 dans le cadre d’une exécution commise au Coq et figurait depuis 2016 sur la liste des suspects les plus recherchés. Une photo policière montre l’ancien couple juste après son arrestation: “Nous attendions ce moment depuis 23 ans”, réagit Martin Van Steenbrugge, commissaire à la police fédérale et à la tête de la Fugitive Active Search Team (FAST).
  2. “Je n’ai vu aucune émotion chez Steve Bakelmans” lors de la reconstitution du meurtre de Julie Van Espen

    “Je n’ai vu aucune émotion chez Steve Bakelmans” lors de la reconstitu­ti­on du meurtre de Julie Van Espen

    Steve Bakelmans, le meurtrier présumé de Julie Van Espen, en aveux des faits, a finalement collaboré à la deuxième reconstitution des faits organisée hier en toute discrétion à Anvers. Il a posé, devant le juge d’instruction et les parties, les gestes commis le 4 mai dernier contre l’étudiante de 23 ans. “Une épreuve” pour le suspect, a commenté la défense. Une analyse contredite par les parties civiles: “Je n’ai vu aucune émotion chez Steve Bakelmans”, dément de son côté Me John Maes.