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7 produits d'importation belges nécessitent la déforestation de 3 fois la surface de la Belgique

Le 21 mars dernier, le WWF publiait une étude pointant du doigt l'implication des importations belges sur la déforestation au niveau international. À travers sept produits de base, l'organisation dénonce les impacts sociaux et environnementaux au niveau local générés par leur consommation en Belgique. Les consommateurs et l'État belge ont un rôle primordial à jouer dans la transition vers la consommation de produits alternatifs responsables.

7 produits dans le viseur

Le bois et le papier, le soja, le bœuf, le cacao, le café, l'huile de palme et le caoutchouc font partie des produits mis sous les projecteurs par le WWF. À eux seuls, ils sont responsables de la déforestation de 10,4 millions d'hectares par an, ce qui représente trois fois la surface de la Belgique. La France, elle, serait responsable de la destruction de 14,8 millions d'hectares.

Si les actions de sensibilisation se sont multipliées ces dernières années, l'impact belge sur la déforestation n'a pourtant cessé de croître. Selon le WWF, le taux de déforestation est passé de 30% en 2013 à 40% en 2017. Celui-ci est situé dans des pays à haut niveau de déforestation comme le Brésil, l'Indonésie ou la Côte d'Ivoire. La consommation de soja, pour le bétail et le biodiesel, se place en haut de la liste noire, suivi par le cacao, le bois et le papier.

Un impact environnemental et social dramatique
La "déforestation importée", comme on l'appelle, impacte non seulement l'environnement mais également les populations locales. Le WWF prend donc en compte des critères concernant la biodiversité des régions touchées mais aussi la corruption, l'accaparement de terres, le non-respect des droits des populations locales et les droits des travailleurs. Les terres transformées en terrains pour l'agriculture ou la foresteries sont régulièrement les théâtres de véritables drames humains.

Les actions à prendre

Le WWF recommande un changement dans les habitudes de consommation à tous les niveaux, de l'Union Européenne aux citoyens. Les États doivent mettre en place des législations contraignantes sur l'importation des marchandises à un niveau national et européen. Les entreprises peuvent veiller à ce que leurs partenaires adoptent des pratiques respectueuses de l'humain et de l'environnement ou à se fournir ailleurs dans des filières éthiques. Et les consommateurs, si ceux-ci sont bien informés, sont à même de privilégier la consommation de produits issus de ces filières certifiées comme la FSC, le Fairtrade ou la Rainforest Alliance.

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