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Adélaïde Charlier, Anuna De Wever et Greta Thunberg lors d’une manifestation pour le climat à Bruxelles. © Benoit De Freine

Adélaïde, Anuna, Greta: “Nous nous ferons de plus en plus bruyants”

"Si nous ne réagissons pas, rien ne bougera. Nous allons donc poursuivre nos actions", déclarent les activistes belges du climat Adélaïde Charlier et Anuna De Wever ainsi que leur alliée suédoise Greta Thunberg dans une lettre ouverte diffusée mardi. Elles dénoncent l'hypocrisie des politiques qui tardent à prendre des mesures pourtant urgentes.

"Certaines disent que la conférence de Madrid (la COP25 qui s'est ouverte lundi, NDLR) n'est pas très importante; les grandes décisions seront prises à la COP26 à Glasgow l'année prochaine. Nous ne sommes pas d'accord. Comme le prouve la science, nous n'avons pas un seul jour à perdre", clament les signataires, dont font également partie Luisa Neubauer (Allemagne), Evan Meneses (Australie) et Hilda Flavia Nakabuye (Fridays for Future Ouganda).

Ces militants comptent poursuivre leurs actions, à commencer par des manifestations à travers le globe le 6 décembre ou encore une chaîne humaine pour le climat organisée le 8 décembre à Bruxelles. Ils appellent la population à se joindre en nombre à ces initiatives.

"Pour arriver à un réel changement, nous avons besoin que chacun participe au mouvement de résistance du climat. Nous ne pouvons pas nous contenter de dire que le climat est important, nous devons agir", disent-ils.

“Tous les yeux des générations futures vous regardent”

En un an de grèves pour le climat, les activistes ont contribué à faire avancer le débat sur le changement climatique et ont constaté une ferveur croissante. Greta Thunberg s'est notamment adressée aux leaders du monde entier et a rencontré certains d'entre eux. Des "engagements encourageants" de la part de dirigeants ont été pris. Mais les actes ne suivent pas, déplorent les signataires de la lettre ouverte.

Ils dénoncent: "Ces mêmes gouvernements permettent aux entreprises de combustibles fossiles de poursuivre leurs forages de puits de pétrole, de gaz et ainsi de brûler notre avenir pour leur propre profit.” Pendant ce temps, les scientifiques sonnent l'alarme. "Nous sommes sur le point de produire 120% de combustibles fossiles de plus en 2030 par rapport à ce qui serait compatible avec la limite de 1,5°C. Même si les pays respectaient leurs engagements actuels en matière de réduction des émissions, nous nous dirigeons vers une augmentation de 3,2°C.”

Le texte adresse un message clair aux responsables politiques qui se rendent à Madrid: "Tous les yeux des générations futures vous regardent. Agissez en conséquence." 

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