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C'est la fin des sacs plastique en Wallonie

VideoVous l'avez peut-être entendu: depuis ce jeudi 1er décembre, l'usage des sacs plastique de caisse à usage unique est interdit en Wallonie. Mais en clair, cela veut dire quoi?

Inspirée par une décision européenne, cette nouvelle règle (plus stricte que celle de l'UE) vise les sacs utilisés pour "regrouper et transporter les achats lors du passage à la caisse, qu'il soit gratuit ou payant, et quel que soit le type de commerce (alimentaire ou non) et le lieu de vente (petits commerces, supermarchés, marchés...)", détaille La Libre Belgique.

L'interdiction ne vise pour l'instant que les sacs plastique d'une épaisseur inférieure à 50 microns. La Région envisage néanmoins d'interdire les sacs à usage unique dont l'épaisseur dépasse 50 microns - encore très utilisés, notamment dans le commerce des vêtements - dans un an.

Les sacs pour le vrac jusqu'en mars 2017
Les sacs en plastique plus légers destinés à l'emballage des fruits et légumes, de la viande, du poisson, restent autorisés jusqu'au 1er mars 2017. A ce stade, les alternatives pour ce type de sacs demeurent encore floues. Des questions de coût, mais aussi d'hygiène, se posent. Pour les aliments en vrac, le papier ne serait pas assez hygiénique et, réutilisable, le sac devra à chaque fois être lavé avant d'accueillir de nouvelles denrées. Des négociations sont toujours en cours au niveau sectoriel. "Aujourd'hui, nous voulons maintenir pendant trois ans les sacs plastiques légers", le temps de réfléchir à des alternatives dans un délai raisonnable, souligne Charles Petit, responsable de Comeos (Fédération belge du commerce et des services) Bruxelles.

Les petits commerçants particulièrement visés
Les commerçants pourront écouler pendant un an leur stock de sacs personnalisés achetés avant le 9 juillet 2016, date de publication du décret au Moniteur belge. "Toutes les grandes enseignes n'utilisent plus les sacs de caisse à usage unique depuis plus de 10 ans" et ont adopté le sac réutilisable, rappelle Charles Petit, estimant dès lors que c'est pour les plus petits commerces (boulangerie, boucherie, ...) et le secteur non-alimentaire (pharmacies, boutiques, etc.) que le défi sera plus grand. "On n'a pas le choix. On va devoir respecter l'interdiction mais il y a une certaine souplesse du gouvernement qui laisse du temps pour écouler le stock."

Le papier plastifié, utilisé par exemple pour emballer la viande et les sandwiches dans les boucheries, n'est lui pas concerné.

Le secteur préfère le biodégradable au papier
Pour le secteur, l'option du sac papier n'est pas la meilleure des alternatives car elle entraîne notamment des problèmes environnementaux et logistiques (une palette de sacs plastiques équivaut à 17 palettes de sacs papier, plus de transports nécessaires, ...), de résistance ou encore de coût (3,5 fois supérieur à celui d'un sac plastique).

Par ailleurs, le fait qu'il ne soit pas transparent provoquerait, pour les grandes entreprises du secteur alimentaire, un surcoût de 3,8 millions d'euros, lié à l'ouverture systématique du sac par le personnel aux caisses. Pour ces raisons, le secteur envisage dès lors d'autres alternatives comme le sac biodégradable, aussi appelé home-compostable, qui nécessiterait un délai pour sa mise en œuvre. "On pense en effet que, d'ici trois ans, le compostage à domicile se sera amélioré", avance Charles Petit.

Amendes
En cas de non-respect des nouvelles règles, les amendes peuvent varier de 100 à 100.000 euros pour les clients et les commerçants, rélève par ailleurs RTL.

A Bruxelles, l'interdiction des sacs à usage unique à la caisse est
prévue pour septembre 2017. En Flandre, au 1er janvier 2018, précise enfin la chaîne privée.