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Ces objets en plastique à usage unique seront proscrits en Wallonie en 2021

Le gouvernement wallon a approuvé en deuxième lecture, ce jeudi, le projet d'arrêté relatif à l'interdiction des ustensiles en plastique à usage unique. Concrètement, l'usage des gobelets, tasses et bols en polystyrène expansé, en ce compris leur couvercle, ainsi que les pailles, couverts et bâtonnets mélangeurs seront proscrits à partir du 1er janvier 2021 dans les établissements ouverts au public en Wallonie. Un an plus tard, au 1er janvier 2022, l'utilisation d'assiettes, de récipients alimentaires en polystyrène expansé ainsi que de tiges pour ballons de baudruche sera également interdite.

La notion d'établissement ouvert au public couvre un très large spectre de lieux. Tout le secteur HoReCa est concerné ainsi que les évènements ponctuels et les cantines des collectivités. Des dérogations pourront toutefois être prévues pour les centres de soins de santé.

Ce projet d'arrêté a pour ambition de couper à la source la production de déchets en plastique qui polluent notre environnement, nos cours d'eau, nos stations d'épuration et nos océans, a rappelé le ministre wallon de l'Environnement Carlo Di Antonio.

"Le seul levier d'action est de prendre des mesures préventives comme nous l'avons fait en interdisant également les sacs en plastique à usage unique, les films en plastique emballant les publicités gratuites ou encore des cartes plastifiées glissées sous les essuie-glaces des voitures", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, cette mesure est prise parallèlement à l'adoption de la directive européenne portant sur la réduction de l'impact de certains produits en plastique sur l'environnement, et tient compte de la liste des ustensiles pour lesquels une interdiction de mise sur le marché est envisagée, a poursuivi le ministre.

Selon le projet de directive européenne, les gobelets de boissons en plastique à usage unique, les barquettes en plastique ou les petits pots à glace en plastique sont classés parmi les ustensiles dont il faut réduire la consommation, sans nécessairement les interdire. "Des dispositions complémentaires devront être envisagées dans une deuxième étape, en collaboration avec les secteurs concernés, pour atteindre de nouveaux objectifs ambitieux", a conclu Carlo Di Antonio.

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