Comment secourir un animal sauvage blessé?

Oisillon tombé du nid, hérisson en état de faiblesse, chauve-souris blessée, les situations lors desquelles on peut se trouver face à un animal en difficulté sont multiples. Certaines mesures doivent être prises rapidement pour secourir l’animal et d’autres sont à éviter absolument. Voici quelques conseils, donnés par les centres de revalidation pour animaux sauvages, à suivre si vous découvrez un animal en détresse.

Plein écran
Oiseau blessé: on ne connaît que rarement les bons gestes © Getty Images/iStockphoto

1. Observez son comportement

La première chose à faire est de prendre du recul par rapport à la situation. L’animal est-il vraiment en détresse? A-t-il besoin d’une intervention humaine ou peut-il s’en sortir par lui-même? Mieux vaut d’abord examiner son environnement plutôt que de prendre des initiatives trop hâtives!

Un jeune peut sembler abandonné alors que ses parents ne sont pas loin. Dans le cas d’un oisillon tombé du nid par exemple, les centres suggèrent de le replacer dans le nid si celui-ci est facilement accessible. Pour un mammifère, il suffira de se frotter les mains avec de la terre avant de le prendre et de le remettre dans son nid ou son terrier.

2. Pensez à votre sécurité

Un animal, surtout blessé, peut avoir des réactions de défense si l’on tente de l’approcher ou de le saisir. Veillez à prendre le moins de risques possibles avant de tenter de le secourir. Les rapaces ou les grands oiseaux notamment, comme le héron ou la cigogne, peuvent infliger des blessures avec leur bec et leurs serres. Si possible, couvrez leur tête avec un linge pour qu’ils ne puissent pas vous voir. Si la situation présente une danger, le mieux est de contacter un centre de revalidation afin qu’ils puisse directement vous prêter assistance.

3. Prévenez un centre de revalidation pour animaux sauvages

Les Centres de Revalidation des Espèces Animales vivants naturellement à l’État Sauvage, ou CREAVES, ont pour mission de soigner et de relâcher les animaux sauvages en Wallonie. Ils doivent être prévenus rapidement car la remise dans la nature de l’animal dépend de la vitesse à laquelle il aura été apporté au centre pour recevoir un traitement adéquat.

A Birds Bay par exemple, centre de revalidation situé à Ottignies, plus de 1500 animaux sont apportés chaque année dont la moitié peuvent être relâchés. Le centre fonctionne sept jour sur sept, 12 mois par an. Attention, ces centres ne soignent pas les animaux domestiques; pour cela, vous devez aller voir un vétérinaire.

4. N’essayez pas de le soigner vous-même

Les personnes travaillant dans les centres sont des professionnels formés et sont les plus à même de déterminer le traitement et les actions à prendre pour soigner l’animal. Ils déterminent également, selon l’espère, quel sera son régime alimentaire.

Le mieux est donc de ne jamais donner à manger ou à boire à un animal secouru. Il recevra tout ce dont il a besoin au centre. Le lait que nous buvons, par exemple, n’est pas adaptés aux espèces sauvages et si vous forcez un oiseau à boire, il est probable qu’il avale de travers. La règle générale est de manipuler le moins possible l’animal et de l’apporter le plus vite possible au centre.

5. Transportez le rapidement et de manière sécurisée

L’animal peut être placé dans une boîte en carton que l’on referme tout en lui laissant une aération pour respirer. Cela peut se faire en perçant quelques trous dans la boîte. Dans l’obscurité, l’animal se sentira plus au calme. Évitez les boîtes métalliques qui pourraient le blesser et couvrez le fond d’un tissu pour amortir les chocs.

  1. Des funérailles pour un glacier suisse disparu

    Des funérail­les pour un glacier suisse disparu

    Comme en Islande il y a quelques semaines, des Suisses commémorent dimanche par une longue "marche funèbre" en montagne la disparition d'un des glaciers alpins les plus étudiés, le Pizol, évaporé sous l'effet du réchauffement climatique. Cette cérémonie intervient à la veille du sommet spécial de l'ONU sur le climat, lundi à New York, auquel participeront plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement, qui sont appelés à renforcer leurs engagements pour limiter le réchauffement du globe à 1,5°C ou 2°C par rapport à la période préindustrielle, au XIXe siècle.