“Rewild” veut notamment réintroduire certains animaux dans la nature (illustration)
Plein écran
“Rewild” veut notamment réintroduire certains animaux dans la nature (illustration) © Getty Images/Image Source

Des internautes rachètent un zoo pour libérer les animaux: “Un pari complètement fou”

BretagneRacheter un zoo pour libérer les animaux et le transformer en sanctuaire pour d'autres, victimes de trafic:  tel était le “pari fou” de Rewild, une coalition d'ONG, qui avait lancé mercredi un appel aux dons. Pari réussi puisque les 600.000 euros nécessaires ont été récoltés!

Au départ, un zoo de province, à Pont-Scorff, près de Lorient, en proie à des difficultés financières récurrentes. Et sept associations de protection des animaux, regroupées sous l'appellation "Rewild", néologisme pour évoquer le retour à la vie sauvage.

"Le propriétaire a aimé le projet, il nous a offert une opportunité. Acheter un zoo c'est quasi-impossible", explique Lamya Essemlali, coprésidente de Rewild. Soutenue dès le départ par le journaliste Hugo Clément, qui présente une nouvelle émission sur France 2 consacrée aux luttes écolos, puis relayée sur les réseaux sociaux par des personnalités comme l’animateur Stéphane Bern ou le comédien Pierre Niney, l’initiative a reçu un coup de pouce décisif avec un don de 250.000 euros de l’investisseur Marc Simoncini, fondateur de Meetic, annoncé sur Twitter. “On est très contents, on n’aurait pas parié qu’on aurait ce succès aussi vite”, se réjouit Lamya Essemlali. “Marc (Simoncini) a donné un bon coup de main, mais on avait déjà depuis le début un bel engouement des petits donateurs”, a-t-elle relevé.  (Lire la suite sous les tweets)

Pari réussi

En effet, plus de 650.000 euros ont déjà été récoltés ce lundi. Pari réussi donc pour “Rewild”, qui a jusqu’à fin mai pour payer. Et essayer de faire vivre un projet qu’elle décrit comme totalement inédit. Tout d’abord préparer les 561 animaux du zoo (lions, éléphants, girafes, pandas roux ou loups entre autres) à une remise en liberté, sachant que chaque cas devra être étudié et que des bêtes ne pourront être relâchées. Il faudra aussi trouver des partenaires dans les pays d’origine. (Lire la suite sous la publication)

Un sanctuaire pour animaux victimes de trafic

Deuxième axe, la transformation du zoo en centre de réhabilitation pour animaux sauvages saisis lors du démantèlement de trafics. Plusieurs des ONG parties prenantes travaillent déjà avec les pouvoirs publics sur de tels projets, mais Pont-Scorff permettrait un changement d’échelle. “Le trafic d’animaux est le troisième plus lucratif après les armes et la drogue et la deuxième cause de disparitions d’espèces”, explique Lorane Mouzon, également coprésidente.

La cagnotte va rester ouverte en ligne pour lever les fonds nécessaires au fonctionnement du zoo le temps de mettre en place le projet économique prévu (restaurant, visites en réalité virtuelle, centre de formation).

“Maintenant, le challenge, ça va être de faire vivre le zoo, l’objectif c’est que les gens continuent à nous soutenir”, a souligné Lamya Essemlali, alors que le budget de fonctionnement est estimé par les repreneurs à 100.000 euros par mois et qu’il y aura “raisonnablement 5 à 6 mois sans rentrée d’argent”.

Des lions, éléphants, girafes...

Le zoo abrite entre autres des lions, éléphants, girafes, pandas roux ou encore des loups, et la situation de chaque animal doit être examinée avec “pour priorité un retour à la nature si possible”, selon les promoteurs du projet, qui veulent aussi transformer l’établissement en “centre de réhabilitation” pour animaux saisis lors du démantèlement de trafics.

  1. Les recyparcs ouvriront-ils à Charleroi et dans sa région? Tibi crée de la clarté

    Les recyparcs ou­vriront-ils à Charleroi et dans sa région? Tibi crée de la clarté

    Afin de pouvoir continuer à effectuer ses missions prioritaires et de respecter les obligations de distanciation sociale imposées par le Conseil National de Sécurité (CNS), l’Intercommunale de gestion intégrée des déchets dans la région de Charleroi (Tibi) a été amenée à fermer le 18 mars dernier tous ses recyparcs. Il s’agissait d’une mesure décrétée par la Ministre wallonne de l’Environnement, Céline Tellier (Écolo). Mais ces derniers jours, une réouverture était à l’ordre du jour.