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Ben Weyts, ministre flamand de la Mobilité © belga

La "vignette forfaitaire" wallonne est une "taxe idiote", selon la Flandre

Alors que la Flandre privilégie la piste d'une taxe au kilomètre, la Région wallonne, elle, souhaite toujours mettre en place un système de vignette forfaitaire. "Ce n'est pas une initiative en matière de mobilité mais une initiative fiscale. Une vignette est une taxe idiote sans vision en matière de mobilité", a répondu jeudi le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), aux parlementaires flamands Paul Cordy (N-VA) et Dirk De Kort (CD&V) qui l'interrogeaient sur le sujet.

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Carlo Di Antonio, ministre wallon de la Mobilité © belga

Le gouvernement flamand souhaite, à l'horizon 2024 ou 2025, introduire une taxe au kilomètre sur les routes du nord du pays, une décision qui devra être formalisée lors de la prochaine législature.

Wallonie
La Wallonie, elle, ne l'entend pas de cette oreille. Selon son ministre de la Mobilité, le cdH Carlo Di Antonio, le paiement proportionnel au nombre de kilomètres parcourus existe en effet déjà par l'intermédiaire des accises et ce système donne avant tout le droit aux automobilistes "qui ont les moyens de payer" de polluer davantage.

Remplacer la taxe de circulation
Depuis plusieurs années, Carlo Di Antonio plaide dès lors pour l'introduction d'une vignette payante permettant de circuler sur les routes wallonnes, qui remplacerait la taxe de circulation. "Le système fonctionne bien en Suisse et est plus égalitaire", avait-il expliqué en décembre dernier.

"Bénéfiques pour les caisses wallonnes"
"Il serait neutre financièrement pour l'automobiliste wallon, en raison de la suppression de la taxe, et bénéfique pour les caisses wallonnes, quelques millions de non-résidents en Wallonie empruntant nos routes chaque année et devant se procurer cette vignette", avait-il ajouté.

Système unique privilégié?
Il avait toutefois assuré privilégier la recherche d'un accord afin de parvenir à un système unique pour la Belgique. Ben Weyts, lui, n'exclut pas la coexistence de systèmes différents selon les régions. "J'ai demandé si l'on était prêt à réfléchir à 2 systèmes existant côte à côte, pour lesquels nous devrions conclure des accords réciproques, comme des exemptions ou des tickets à usage limité", a-t-il ainsi indiqué.