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Photo d'illustration © Getty Images/iStockphoto

Le Canada interdit la détention de cétacés en captivité

C’est une victoire pour les défenseurs des droits des animaux! Le Canada a interdit en juin dernier la détention de cétacés en captivité. Baleines, dauphins ou marsouins ne pourront plus être capturés pour servir d’attractions dans les parcs aquatiques.

Les impacts négatifs de leur captivité sur leur santé physique et mentale sont depuis longtemps connus. Selon une étude du National Geographic, les orques dépassent rarement l’âge de 30 ans en captivité alors que certains individus peuvent vivre jusqu’à 90 ans à l’état sauvage. L’isolation de certains individus de leur groupe conduit à des comportements de dépression et d’anxiété, alors que le regroupement d’un nombre trop important d’orques dans des espaces trop étroits favorisent les comportements agressifs. Des situations qui ont déjà conduit à des drames par le passé impliquant la mort prématurée de certains d’entre eux ou à des attaques contre leurs soigneurs.

Amendes jusqu’à 200.000 dollars

Au Canada, une loi vient mettre un terme à ces pratiques. Votée par le Parlement national en juin dernier, malgré l’opposition de quelques conservateurs, elle interdit la capture et l’élevage en captivité des baleines, des dauphins et des marsouins. Les manquements seront punissables d’amendes allant jusqu’à 200.000 dollars canadiens, environ 137.000 euros. La loi doit maintenant passer par un processus connu sous le nom de “Sanction royale” avant d’être définitivement adoptée.

Si la capture ainsi que l’élevage de ces mammifères marins sont désormais interdits, la loi prévoit certaines dérogations. Les individus aujourd’hui en captivité sont autorisés à le rester. Ils peuvent également être placés en captivité en cas de sauvetages d’animaux blessés ou malades, le temps de leur réhabilitation. Des exceptions peuvent également être approuvées pour des cas de recherches scientifiques.

En 2019, seuls deux parcs aquatiques détiennent encore des cétacés au Canada: celui de Marineland aux chutes du Niagara et l’Aquarium de Vancouver. 61 cétacés, incluant 55 bélugas, cinq grands dauphins et un orque, vivent encore dans le premier tandis que le second garde un seul dauphin.

L’année dernière, Marineland s’était opposé au projet de loi, arguant que le retrait des cétacés ferait baisser la popularité du parc. Le management s’est ensuite rétracté pour affirmer qu’il se conformerait à la législation. L’Aquarium de Vancouver avait, quant à lui, plié devant l’opposition ferme du public.

Conclusion

Si des évolutions sont à saluer dans le cadre de la protection des cétacés en Amérique du Nord, c’est loin d’être le cas partout. La Russie ainsi que la Chine se dotent d’un nombre croissant de mammifères marins en captivité. Cette dernière comptait, en 2019, 76 parcs aquatiques actifs et 25 autres en construction.

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