Le "cri de détresse" déchirant des animaux marins

VideoLa douleur d'une baleine harponnée ou de poissons entassés dans les filets d'un chalutier reste inaudible et invisible. L'association Sea Shepherd France a donc décidé de faire entendre la "souffrance dans les océans", en diffusant des sons d'animaux marins agonisants pour sa nouvelle campagne de sensibilisation.

"Nous avons créé un cri de détresse composé de 30 sons d'animaux agonisants", explique dans une vidéo postée sur son site l'association de défense des animaux marins.

Intitulée "Sound of Sea", elle raconte la genèse de ce son émanant d'une baleine harponnée dans l'Arctique, de baleines pilotes traquées aux Iles Féroé, de dauphins pris dans les mailles d'un pécheur, ou encore de l'agitation frénétique de milliers de poissons agglutinés dans les filets de chalutiers.

"SOS de l'océan"
"Des atrocités inaudibles, invisibles et donc ignorées. Ces sons triés, amplifiés, travaillés et juxtaposés ont donné ce son unique", explique l'association à propos de ce "cri" qu'elle qualifie de "SOS de l'océan".

Rien qu'entre janvier et mars, 1.100 dauphins ont été trouvés échoués sur la côte atlantique française, selon l'Observatoire Pelagis, spécialisé dans les mammifères et oiseaux marins. Beaucoup seraient victimes de captures accidentelles des pêcheurs.

"Il s'agit d'une action de sensibilisation relative à la consommation de poisson", a précisé à l'AFP Sea Shepherd, rappelant que selon les Nations unies, si rien n'est fait pour contrecarrer la surpêche, les populations de poissons s'effondreront d'ici 2048.

Oui, les poissons ressentent la douleur
"Les cerveaux d'oiseaux et de poissons ont des structures homologues à celles des mammifères, qui leur permettent vraisemblablement d'éprouver consciemment la douleur", indique une publication de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) de 2017 intitulée "La conscience animale: expertise scientifique collective".

Mais "pendant des années, on a pensé le contraire, du fait que les poissons possèdent une organisation du système nerveux différente de celle des mammifères", explique à l'AFP Sébastien Moro, vulgarisateur scientifique et spécialiste de la question de la cognition animale. "Il y a une souffrance immense dans les océans notamment due à la pêche", assure le spécialiste, expliquant le manque d'empathie de l'homme envers les poissons par son manque de connaissance et de proximité avec l'univers marin.

  1. Carole Baskin gagne son procès: le zoo de Joe Exotic tombe sous sa coupe

    Carole Baskin gagne son procès: le zoo de Joe Exotic tombe sous sa coupe

    L'information passionnera tous les fans de la mini-série documentaire de Netflix “Tiger King” (“Au Royaume des Fauves” en version française): Carole Baskin vient de remporter une bataille judiciaire capitale face à son rival historique, “Joe Exotic”, dont elle voulait prendre le contrôle de la réserve de félins. Le tribunal a enfin rendu son verdict dans ce dossier épineux où les lignes entre le marché juteux de la traite et de la défense des animaux sauvages aux États-Unis étaient décidément floues. Carole Baskin, adversaire farouche et victime de Joe Exotic, le détenteur loufoque du parc, a obtenu gain de cause.
  2. Le Pérou met les points sur les i: “Le chaton Lee a toujours été le bienvenu ici”

    Le Pérou met les points sur les i: “Le chaton Lee a toujours été le bienvenu ici”

    Le chef de la SENASA, l’homologue péruvien de l’AFSCA belge, a tenu à écarter un malentendu avec la Belgique: le chat Lee, qui risque l’euthanasie en raison du risque qu'il n’importe la rage en Belgique, resterait le bienvenu au Pérou et n’y aurait jamais été refusé par les autorités sanitaires. En effet, le chat a reçu les vaccins nécessaires et ne présente pas de danger aux yeux des instances péruviennes. Mais Hélène Bonte, porte-parole de l’AFSCA, estime ces nouveaux propos insuffisants: “Tant que le gouvernement péruvien ne nous aura pas officiellement communiqué son point de vue quant à l’importation illégale de ce chat, notre position ne changera pas”, balaie-t-elle.
  3. Des restrictions dans deux communes wallonnes, mais la distribution d'eau quasi normale

    Des restricti­ons dans deux communes wallonnes, mais la distributi­on d'eau quasi normale

    La distribution publique de l'eau se déroule quasi normalement sur tout le territoire wallon, malgré les très faibles précipitations de ces dernières semaines et une hausse générale de la consommation à la suite du confinement et du beau temps. Les communes de Gouvy et de Rochefort ont toutefois déjà dû prendre des arrêtés de police imposant des mesures de restriction de l'usage de l'eau pour garantir un approvisionnement suffisant à moyen terme, indique lundi le Centre régional de crise.