Centrale de Doel
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Centrale de Doel © Engie

Les centrales d’Engie devront répondre aux nouvelles normes

L'exploitant Engie Electrabel doit vérifier si ses centrales nucléaires sont conformes aux nouvelles normes de sûreté plus strictes récemment adoptées en Belgique pour les établissements nucléaires, a annoncé mardi l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), à la veille du neuvième anniversaire de la catastrophe de Fukushima (11 mars 2011).

L'Association des autorités de sûreté nucléaire des pays d'Europe de l'Ouest (WENRA), à laquelle l'AFCN appartient, a formulé des recommandations à la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Ces recommandations, qui n'étaient pas contraignantes à la base, ont été intégrées le 19 février dernier, "dans un souci d'amélioration continue", dans l'arrêté royal en vigueur relatif aux règles de sûreté des établissements nucléaires, selon l'AFCN.

Toutes les centrales nucléaires belges devront donc se conformer à toutes les nouvelles normes d'ici la fin de leur prochaine révision périodique de sûreté décennale. Concrètement, cela représente un durcissement des règles concernant les phénomènes naturels très graves, les accidents très rares et extrêmes et des combinaisons de ces types d'évènements, souligne-t-on. 

"Engie Electrabel doit à présent vérifier si ses réacteurs sont conformes à cette nouvelle réglementation", indique mardi l'agence fédérale, ajoutant qu'"un plan d'action doit être soumis à l'AFCN dans un délai de 60 jours", soit au début du mois de mai. Ce plan sera publié sur le site internet de l'AFCN, "dans un souci de transparence."

L'AFCN rappelle en outre que les normes de sûreté des centrales nucléaires ont été renforcées partout dans le monde à la suite de Fukushima. Les centrales doivent être mieux protégées contre les phénomènes naturels extrêmes, tels que les tremblements de terre et les inondations. La Belgique a quant à elle étendu cette exigence à d'autres scénarios tels que les chutes d'avion et les explosions de gaz.

Toujours à la suite de l'accident de Fukushima, les exploitants belges des établissements nucléaires (outre les centrales nucléaires de Doel et Tihange, il s'agit de l'Institut des radio-éléments Ide Fleurus, du SCK CEN de Mol, de Belgoprocess à Dessel et du Centre commun de recherche JRC de Geel) ont dû tester leur niveau de sûreté au moyen de "tests de résistance" théoriques. En cas d'insuffisance, des travaux d'amélioration ont été réalisés afin que tous les établissements nucléaires puissent être suffisamment résistants aux phénomènes naturels extrêmes. Les derniers travaux d'amélioration majeurs seront terminés cette année, selon l'AFCN. 

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