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Electrabel a taxé les écologistes de "méconnaissance de la réalité du secteur de l'énergie, tant en Belgique qu'en Europe" © photo_news

Les Verts remis à leur place par Electrabel

Black-outLe producteur d'électricité Electrabel, accusé par le groupe Ecolo/Groen d'organiser la pénurie d'électricité afin de maximiser ses rentrées financières, a démenti ces accusations, taxant les Verts de "méconnaissance de la réalité du secteur de l'énergie, tant en Belgique qu'en Europe".

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Le groupe Ecolo/Groen a accusé mercredi Electrabel d'organiser la pénurie d'électricité afin d'y gagner financièrement, avec le laisser-faire d'un gouvernement fédéral qui se braquerait idéologiquement sur le nucléaire © photo_news

Le calendrier présenté par Ecolo/Groen "n'a strictement rien à voir" avec une quelconque volonté d'organiser la pénurie, car le report au 1er juillet de la durée d'indisponibilité de Doel 3 et Tihange 2 est dû à des questions supplémentaires, requêtes et autres suggestions posées par l'AFCN, l'Agence fédérale de contrôle nucléaire, a assuré une porte-parole d'Electrabel.

La décision de redémarrage des deux réacteurs revient à cette agence, organisme parastatal d'utilité publique sous la tutelle du ministre de l'Intérieur.

Electrabel souligne que la fermeture de centrales aux gaz en Belgique et en Europe ne lui est pas propre: "c'est la forte détérioration des conditions de marché et le fort soutien au renouvelable qui ont rendu non rentables, partout en Europe, ces centrales qui assurent l'approvisionnement en cas de pics de consommation ou quand il n'y a ni vent ni soleil".

Elle rappelle que la décision de sortie du nucléaire en 2003 n'a pas été accompagnée d'une stratégie à long terme permettant d'attirer les investissements nécessaires pour assurer le remplacement des capacités à fermer.

"L'indisponibilité temporaire et imprévue d'une partie du parc nucléaire cet hiver a mis en lumière la fragilité structurelle dans laquelle se situe aujourd'hui la Belgique quant à la réalité de sa sécurité d'approvisionnement. Cette fragilité avait déjà été mise en avant par le Bureau du Plan dans son rapport en 2012", souligne l'électricien, réclamant un cadre stable qui permettra de nouveaux investissements.

"Contrairement aux affirmations d'Ecolo-Groen, la volonté d'Electrabel a toujours été d'avoir un parc de production couvrant les besoins de ses clients et d'être un acteur local responsable. Pour rappel, hors investissements pour prolongation du nucléaire, Electrabel investit chaque année 460 millions d'euros en Belgique et est le premier investisseur vert du pays", ajoute la firme énergétique.