Antonio Guterres, en février, à Genève
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Antonio Guterres, en février, à Genève © EPA

“Nous ne combattrons pas le changement climatique avec le coronavirus”

La lutte contre le réchauffement climatique ne passe pas par l'épidémie de coronavirus, même si cette dernière a permis, avec le ralentissement de l'activité économique, de réduire les émissions de gaz à effet de serre, a affirmé mardi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

"Tout d'abord, nous ne devons pas surestimer la réduction des émissions (de gaz à effet de serre) pendant quelques mois. Nous ne combattrons pas le changement climatique avec le virus", a-t-il souligné devant des journalistes. "Deuxièmement, il est important que toute l'attention nécessaire pour combattre cette maladie ne nous détourne pas de la nécessité de contrer le changement climatique".

"Le coronavirus et le changement climatique sont de très sérieux problèmes", a-t-il poursuivi. "Mais ils sont très différents dans leur nature. L'un est une maladie que nous espérons tous temporaire, comme son impact. L'autre est le changement climatique qui est présent depuis des années, qui requiert une action constante, et avec lequel nous devrons vivre pendant des décennies."

Le patron de l'ONU s'exprimait à l'occasion de la publication d'un rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une institution onusienne, confirmant les risques du réchauffement climatique pour la planète.

"Le réchauffement climatique s'accélère. 2019 a été la seconde année la plus chaude et la décennie passée la plus chaude dans l'histoire de l'humanité", a déploré Antonio Guterres.

"Nous n'avons pas de temps à perdre si nous voulons éviter une catastrophe climatique (...) Le changement climatique provoque déjà des calamités et d'autres vont encore arriver", a-t-il mis en garde.

Le rapport de l'OMM passe en revue les illustrations du changement climatique, de l'accélération de l'élévation du niveau de la mer à la fonte des glaces, en passant par les modifications observées sur les écosystèmes terrestres et marins.

Il confirme des conclusions de décembre qui avaient souligné que 2019 avait été la deuxième année la plus chaude de l'histoire.

Pour le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas, les émissions de gaz à effet de serre continuant d'augmenter, le réchauffement va se poursuivre.

"On vient d'avoir le mois de janvier le plus chaud depuis 1850", a-t-il relevé. "La fumée et la pollution provoquées par les incendies en Australie ont fait le tour du globe, provoquant une augmentation des émissions de CO2".

Selon lui, la hausse du niveau des mers pose "un risque accru d'inondations et de submersions" pour les régions côtières et les îles.

"Nous sommes dans une année critique pour agir; plus nous attendrons et plus il sera dur de contrer la crise climatique", a réagi dans un communiqué Manuel Pulgar-Vidal, de l'ONG World Wide Fund for Nature.

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