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De nombreux véhicules de la police fédérale sont trop vieux et donc en théorie bannis de la fameuse Low Emission Zone (LEZ) bruxelloise. © Photonews

Quand la police pollue trop pour circuler à Bruxelles

C'est une information qui pourrait prêter à sourire si elle ne mettait pas en exergue une triste réalité, à savoir la situation budgetaire précaire des forces de l’ordre à l’échelon national. Par manque de moyens, la police fédérale se trouve dans l’incapacité de renouveler son parc automobile vieillissant. Conséquence: de nombreux véhicules de la police fédérale ne sont désormais plus admis dans la zone basse émission en vigueur à Bruxelles, mais aussi dans les villes de Gand et d’Anvers.

Nous l’écrivions déjà il y a plus d’un an mais le phénomène s’est évidemment accentué suite aux nouvelles restrictions en vigueur depuis le 1er janvier: de nombreux véhicules de police sont trop vieux et donc en théorie bannis de la fameuse Low Emission Zone (LEZ) bruxelloise. 

Si le simple citoyen s’expose à une amende de 350 euros tous les trois mois s’il pénètre dans la zone avec un véhicule interdit, des dérogations sont possibles pour la police, les pompiers ou encore la protection civile, ce qui leur permet donc d’éviter de payer une amende.

Cela étant, la police fédérale se plaint de la situation et ne demande qu’à être en ordre. Autant que faire se peut, les véhicules trop polluants sont re-dispatchés hors des zone à basses émissions ou restent tout simplement au garage, indique un porte-parole à la RTBF. 

Selon le service public, les zones de police bruxelloises ont manifestement pris les devants et la grande majorité des véhicules (avec tout de même des disparités selon les zones) peuvent circuler dans la capitale. Le contraire serait tout de même un comble...