Plein écran
© epa

Affaire Ryanair: la CNE va en appel

La CNE a décidé d'aller en appel du jugement rendu le 4 novembre par le tribunal du travail de Charleroi, dans l'affaire qui oppose la compagnie irlandaise Ryanair à six de ses anciens employés qui estimaient avoir été lésés par l'application, à leur propos, de la législation irlandaise plutôt que la législation sociale belge. Le tribunal s'était déclaré incompétent pour juger l'affaire, invoquant "un manque de preuves évidentes que Ryanair est bien établie à l'aéroport de Charleroi", rappelle la CNE dans un communiqué diffusé vendredi.

"Le tribunal veut apparemment donner l'impression que la demande a été rejetée parce que les plaignants ne sont pas parvenus à prouver des faits matériels, à savoir que leur contrat de travail s'exécutait bien à Charleroi. Mais à lire le jugement, on a plutôt l'impression que le tribunal a confondu, dans les différents éléments caractéristiques d'une relation de travail, les éléments essentiels, comme le lieu où le travailleur exécute ses obligations par exemple, et des éléments accessoires", explique Yves Lambot, permanent CNE.

Le syndicat chrétien explique se battre, depuis des années, pour que "le personnel belge de la compagnie low cost soit protégé par le droit belge" et non par le droit irlandais, "bien moins favorable aux travailleurs".

Dans le jugement rendu, le tribunal a estimé que les plaignants ne prouvaient pas suffisamment qu'ils dépendaient du siège de Ryanair sur le sol belge, et singulièrement à l'aéroport de Charleroi, l'essentiel des décisions qui les concernent étant prises à Dublin, au siège irlandais de la compagnie.