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Brussels Airlines n’est pas assez rentable: la compagnie annonce un plan d’économies

Mise à jourLe groupe Lufthansa a confirmé jeudi que sa filiale Brussels Airlines devait atteindre une marge bénéficiaire de 8% d’ici 2022. Dans la foulée, Brussels Airlines a annoncé un plan d’économies de plus de 160 millions d’euros. 

Afin d’atteindre cette marge, le réseau de destinations de Brussels Airlines sera revu et des synergies seront recherchées au sein d’autres compagnies aériennes du groupe Lufthansa (Lufthansa, Swiss, Austrian Airlines), indique un communiqué de presse des résultats trimestriels du groupe allemand. Par ailleurs, l’administration de Brussels Airlines sera plus digitalisée et rationalisée. Des économies seront réalisées via la standardisation de la flotte, la hausse de la productivité et des améliorations portant sur les opérations de vols. 

Conseil d’entreprise extraordinaire

À l’issue d’un conseil d’entreprise extraordinaire réuni ce jeudi matin, Brussels Airlines a annoncé vouloir réaliser des économies de plus de 160 millions d’euros sur base annuelle d’ici 2022. Les coûts de l’entreprise avaient atteint l’an dernier près de 1,6 milliard d’euros, selon les chiffres annuels de la société publiés à la Banque nationale. Comparativement à ce montant, il s’agirait donc d’une réduction des coûts d’environ 10%. Selon le plan Reboot, Brussels Airlines doit évoluer dans les années à venir vers une compagnie de plus petite taille mais davantage profitable. Le but est ainsi d’atteindre une marge bénéficiaire d’au moins 8% d’ici 2022, avant d’à nouveau pouvoir penser à faire croître l’entreprise.

Quel impact sur le personnel ?

On ignore encore quel sera l’impact de ces économies sur les près de 4.200 travailleurs. Cela sera examiné dans les mois, voire années, à venir, département par département. La direction s’est engagée à compenser autant que possible les pertes d’emplois par des départs volontaires, même si des licenciements secs ne sont pas complètement exclus.

Plan de départs volontaires en négociation

Le plan de départs volontaires est en cours de négociation avec les représentants des travailleurs. Le syndicat chrétien, en particulier, est réticent à signer une “page blanche”, sans plus de précision sur l’impact exact et redoute que la direction veuille contourner la loi Renault (en matière de licenciement collectif) en répartissant les licenciements dans le temps. Les socialistes demandent eux aussi de la clarté sur le nombre de salariés concernés. Enfin, la formation libérale - la principale chez Brussels Airlines - est plus enclin à continuer à négocier des départs volontaires, afin d’éviter un licenciement collectif. 

Une réorganisation est aussi en cours chez Austrian Airlines et Lufthansa Cargo, deux filiales du groupe Lufthansa. Chez Austrian Airlines, l’objectif est d’économiser 90 millions d’euros par an d’ici 2021.

Chiffre d’affaires de 10,2 milliards d’euros

Au troisième trimestre, le groupe aéronautique allemand a réalisé un chiffre d’affaires de 10,2 milliards d’euros (+2% sur base annuelle). Le bénéfice opérationnel a baissé de 8% à 1,3 milliard d’euros mais le bénéfice net est en hausse de 4% à 1,15 milliard. Le groupe confirme ses prévisions annuelles: un bénéfice opérationnel entre 2 et 2,4 milliards d’euros.

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    À l'image de la Française des Jeux (FDJ), qui a fait son entrée à la Bourse de Paris jeudi, le patron de la Loterie nationale verrait bien l'entreprise suivre le même schéma, à Bruxelles cette fois. "Un beau dossier pour l'investisseur belge", estime ainsi Jannie Haek dans les colonnes de L'Echo et De Tijd vendredi. Pour le ministre fédéral de tutelle David Clarinval (MR), une telle opération n'est toutefois "pas à l'ordre du jour".