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Corelio Printing Erpe-Mere. © Koen Moreau

Corelio: “Le repreneur doit payer”, insistent les curateurs

Les curateurs Marga Pieters et Adriaan Dauwe iront devant le tribunal du commerce pour faire respecter l'accord de reprise de Corelio Printing (Erpe-Mere). Le 27 août, la famille limbourgeoise Bongaerts avait signé la reprise de l'imprimerie, mais le montant d'un million d'euros lié à la transaction n'a jamais été versé. Vendredi, le repreneur Eric Bongaerts a confirmé à l'agence Belga que la reprise n'aurait pas lieu.

L'homme est pourtant propriétaire de l'entreprise depuis bientôt deux semaines. Plus de la moitié du personnel, quelque 90 travailleurs sur les 167 que compte l'entreprise au total, ont pu continuer à exercer grâce à des contrats provisoires. Des factures ont de plus été émises et des commandes pour de l'encre et du papier passées auprès des fournisseurs.

“Impossible pour nous”

"Nous sommes dévastés, mais c'est impossible pour nous", a toutefois indiqué M. Bongaerts vendredi. Les syndicats restent perplexes face à cette annonce pour le moins inattendue et le curateur a promis d'entamer les démarches judiciaires nécessaires, avec avocat, pour faire respecter l'accord de reprise. 

“C’est trop fou”

"Monsieur Bongaerts a étudié l'entreprise. Un prix a été convenu. Il n'a pas été payé", rétorque la curatrice Marga Pieters. "C'est trop fou, il n'y a pas de mot. La reprise a été conclue juridiquement. Il doit payer." Des indemnités de départ sont de plus prévues dans les conditions de la reprise. 

Paris Match, Elle

Le curateur de Corelio Printing avait adressé une mise en demeure jeudi au repreneur qui détient l'imprimerie limbourgeoise Moderna. Y étaient imprimés entre autres De Standaard Magazine, Paris Match, Elle et une série d'autres magazines féminins et de luxe. Cent soixante-sept personnes travaillaient chez Corelio Printing, dont 90 devaient être reprises par Moderna.

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