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Dexia sera démantelée, une "bad bank" pour les actifs toxiques

Une structure de défaisance ("bad bank") va être créée pour héberger les actifs problématiques de Dexia tandis que les autres parties du groupe seront mises en sécurité, mais traitées en tant qu'entités à part, ont indiqué mardi les syndicats chrétiens LBC et CNE, à l'issue d'un conseil d'entreprise de Dexia SA.
 
Selon les syndicats, la structure destinée à héberger les actifs problématiques serait établie en France, sous garantie de l'Etat français et de l'Etat belge.
 
Les autres parties du groupe mises en sécurité
Quant aux autres parties du groupe, qui seraient mises en sécurité mais traitées en tant qu'entités à part, il s'agirait de Dexia Banque Belgique, Dexia Banque Luxembourg, Dexia Asset Management, Dexia Insurance et de la filiale turque Denizbank.
 
Les informations fournies au personnel lors du conseil d'entreprise de Dexia SA et du Bureau du conseil d'entreprise européen "ont créé l'émoi parmi le personnel de Dexia", précisent encore les syndicats chrétiens, qui redoutent pour l'emploi au sein du holding.
 
"Le rôle du holding sera ainsi terminé. Cela pose des problèmes importants au niveau de l'emploi. Actuellement, quelque 400 personnes travaillent au Holding (Dexia SA).
 
Environ 150 Français pourront retourner aux entreprises françaises; une centaine de personnes ont une clause de 'retour à la banque' contractuelle; un problème sérieux se pose pour les 150 personnes restantes", poursuivent dans un communiqué les syndicats, tout en estimant que la création d'une "bad bank" permettrait de "quitter un modèle déséquilibré qui coinçait Dexia Banque Belgique".
 
"L'incertitude subsiste, mais de nouvelles opportunités pourraient voir le jour. Quels que soient les scénarios pour chacune des entités, nous veillerons à sauvegarder les intérêts du personnel et de la clientèle", concluent les syndicats chrétiens. (belga)
 

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