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En 5 ans, GSK a distribué 25 milliards de dividendes pour 22 milliards de bénéfices

En cinq ans, GSK a distribué près de 25 milliards d'euros à ses actionnaires au niveau mondial, pour un bénéfice cumulé net d'impôt de près de 22 milliards d'euros, selon des chiffres avancés vendredi par le PTB.

"Entre 2014 et 2018, GSK a versé chaque année bien plus de dividendes que le bénéfice produit, à l'exception de l'année 2015, qui a été une année de bénéfices exceptionnels", détaille dans un communiqué Germain Mugemangango, chef de file du parti au parlement wallon.

"Le groupe a déduit 4,2 milliards d'euros de sa base fiscale en 10 ans. Il a en outre reçu 85 millions d'euros de subsides régionaux. Sur plus de 500 millions d'euros en 2018, GSK a payé 0,1% d'impôt. On voit maintenant ce qu'il a fait de toutes ces aides publiques: il les a simplement transférées dans les poches de ses déjà richissimes actionnaires", ajoute-t-il en appelant une nouvelle fois à la fin des aides fiscales aux multinationales et à une interdiction de licencier pour les entreprises bénéficiaires.

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Mercredi, en commission du parlement régional, le ministre wallon de l'Economie, Willy Borsus (MR), avait indiqué que le groupe pharmaceutique avait bénéficié, depuis 2003, de 13,65 millions d'euros d'aides à l'investissement pour un montant total d'investissement de 124,74 millions d'euros. S'y ajoutent près de 62 millions d'euros en avances récupérables - déjà remboursées -; 3,6 millions via les pôles de compétitivité, 5,4 millions en subventions pour des projets de recherche et 826.000 euros dans le cadre du programme First, visant à financer l'engagement de chercheurs pour des projets définis.

“Ne sabordons pas ce secteur. Ne nous sabordons pas alors que notre Région doit créer des richesses pour pouvoir les redistribuer", avait-il martelé face aux critiques du PTB, le parti d'extrême gauche dénonçant notamment "l'échec de la politique économique de la Région".

Le 5 février dernier, GSK a annoncé sa volonté de supprimer 720 emplois et de ne pas reconduire 215 contrats temporaires sur ses sites wallons.

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  1. Les syndicats dénoncent des entreprises qui abusent du chômage pour leurs malades
    coronavirus

    Les syndicats dénoncent des entrepri­ses qui abusent du chômage pour leurs malades

    La CNE dénonce vendredi des abus de "force majeure" d'entreprises qui placent rétroactivement leurs employés malades au chômage temporaire dans le cadre de la crise du coronavirus, au lieu de leur verser un salaire garanti, comme le prévoit la législation. Le syndicat chrétien parle d'attitude "révoltante" mais aussi "socialement irresponsable". Le Setca a également connaissance d'entreprises ayant recours au chômage temporaire et qui mettent fin anticipativement au paiement du salaire garanti de leurs malades pour les faire basculer sur la mutuelle.