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Avec une superficie de 40 m², le module solidaire est plutôt compact. Cependant, Louisa y dispose de tout ce qu’il lui faut. © STiDO

Katrien installe un habitat solidaire modulaire pour sa belle-maman : “Moins cher qu’une maison de repos”

LiviosDébut 2018, la (belle-)maman de Katrien et Stef s’est retrouvée seule. C’est pourquoi ils ont pensé que Louisa ferait mieux d’aller vivre plus près de chez eux. Ils n’en ont pas longtemps douté : en effet, Katrien collabore de près avec une entreprise qui fait des habitations modulaires. Comment on a installé l’habitat kangourou solidaire près de leur maison ? Le site de construction Livios l’a recherché pour vous.

Ensemble ou chacun chez soi ?

Cela veut-il dire qu’ils vont tous vivre ensemble ? “Pas vraiment”, raconte Katrien. “Mon mari et moi, nous vivons dans une maison de type ouvert avec nos enfants. Six mètres derrière la maison se trouve notre garage. À l’arrière de celui-ci, nous avons fait installer l’habitat solidaire modulaire en sorte de forme de T. Ainsi, celle-ci obstrue notre vue de façon minimale : nous vivons dans une zone rurale et nous sommes entourés de vert et ainsi, nous pouvons continuer à en profiter de façon optimale. Nous ne partageons donc pas les mêmes espaces de vie, mais nous vivons tout près l’un de l’autre.” Voulez-vous partager certains espaces ? C’est le point de départ du cohousing

Toujours tout près

Cette proximité est bien le plus grand avantage de l’habitat solidaire. “Quand ma belle-maman veut venir nous demander quelque chose, elle est vite chez nous”, explique Katrien. “Ensuite, nous l’accompagnons chez elle et ainsi il nous est facile de l’aider, sans devoir nous déplacer. En outre, les enfants voient leur grand-mère bien plus souvent et pendant la journée, il y a presque toujours quelqu’un chez nous pour garder un œil sur les choses. Ensuite, elle aime faire du jardinage, et comme nous devons maintenant réaménager une partie de notre jardin, c’est une bonne affaire pour tout le monde.”

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Excepté la transformation du garage, l’installation de l’habitat solidaire leur a coûté très peu d’efforts. “Le module nous a été livré tout à fait terminé”, dit Katrien. © STiDO

Pas pour tout le monde

Cependant, les membres de la famille ne manquent pas d’intimité. “Sur ce plan, il n’y a aucun problème”, dit Katrien. “Nous connaissons nos frontières respectives et nous en tenons compte. Avec mon mari, nous avons vécu quelque temps à l’étranger et après, nous nous sommes installés dans le grenier chez mes beaux-parents pendant cinq ans. Nous savons donc depuis longtemps comment nous concéder l’espace nécessaire. C’est pourquoi je crois qu’il est important de bien réfléchir avec qui vous vous embarquez dans une telle aventure. Ce n’est pas pour tout le monde, mais nous, ça nous va parfaitement.”

Petit mais sympathique

Avec une superficie de 40 m², le module solidaire est plutôt compact. Cependant, Louisa y dispose de tout ce qu’il lui faut. “Il y a une petite salle de bains avec une douche, un WC et un lavabo”, raconte Katrien. “L’espace technique y est intégré. À côté de la salle de bains il y a encore un grand espace qui fait fonction de chambre à coucher et de living. Nous avons pu séparer un peu ces fonctions à l’aide d’une grande armoire. Par une porte coulissante, ma belle-maman peut aller à sa cuisine, dans la partie arrière du garage aménagé. Ensuite, le module a encore deux portes communes comme entrée, dont l’une donne sur le jardin.” Regardez ici toutes les photos du module solidaire.

Espace commun

La famille a également prévu un petit espace commun. “Pour cela, nous utilisons l’autre partie du garage”, raconte Katrien. “Celle-ci fait un peu fonction de débarras supplémentaire pour tout le monde. C’est surtout pratique pour ma belle-maman. Ses espaces de vie sont bien plus petits que les nôtres, mais ainsi, elle a quand même facilement accès à toutes ses choses. Bientôt, nous allons également y mettre sa machine à laver, pour la même raison.”

Préfabriqué

Excepté la transformation du garage, l’installation de l’habitat solidaire leur a coûté très peu d’efforts. “Le module nous a été livré tout à fait terminé”, dit Katrien. “La salle de bains, le revêtement du sol, le système de chauffage, … Tout y était compris. Nous nous sommes limités à peindre et à y mettre quelques meubles. En outre, nous n’avons pas dû attendre longtemps : début janvier 2019 nous avons commandé les premiers matériaux, en mars le module entier. Fin avril l’habitat préfabriqué a été livré et en six heures, il était installé chez nous dans le jardin.”

Citation

“Nous avons découvert qu’une maison solidaire modulaire coûte autant que trois ans de loyer d’une chambre dans une maison de repos. Notre choix a donc vite été fait.”

Katrien

Apport personnel

Cependant, la famille a eu beaucoup de liberté au niveau de l’aménagement. Katrien : “Nous avons notamment pu choisir les fenêtres, les sols et la salle de bains dans l’offre de quelques fournisseurs. Nous avons opté pour un sol en vinyle, surtout pour sa facilité d’entretien. Nous avons également déterminé nous-mêmes la forme et les dimensions du module. En vue de l’avenir, nous avons même conçu le tout de façon accessible en fauteuil roulant : de larges portes, une douche à l’italienne,... Et comme les parois sont entièrement composées de matériau isolant, il y faut peu de chauffage.” Voulez-vous profiter, tout au long de votre vie, de tout le confort de votre habitation ? Voici les points d’attention.

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“À côté de la salle de bains il y a encore un grand espace qui fait fonction de chambre à coucher et de living. Nous avons pu séparer un peu ces fonctions à l’aide d’une grande armoire.” © STiDO

Récupéré en trois ans

Quel prix représente un tel module fait sur mesure ? “Nous avons comparé notre situation avec les frais moyens d’une maison de soins”, raconte Katrien. “Nous avons découvert qu’une maison solidaire modulaire coûte autant que trois ans de loyer d’une chambre dans une maison de repos. Notre choix a donc vite été fait. En outre, maintenir sa propre maison n’est pas bon marché non plus et représente pour ma belle-maman même tout un travail, même si elle est encore en assez bonne forme.”

Permis sans problèmes

Cela dit, il n’est pas permis d’installer un habitat modulaire n’importe où. “Mais pour nous, tout s’est passé sans problèmes”, raconte Katrien. “Mon mari a sollicité un permis auprès de la commune et nous l’avons reçu assez vite. Le permis est au nom de ma belle-mère. Si un jour elle déménage à nouveau ou lors de son décès, ce permis sera annulé et le module doit disparaître. Mais cette procédure dépend un peu de commune en commune. Notre bourgmestre, par exemple, encourage ce type de formes d’habitation. Il nous a même demandé s’il pouvait être présent lors de l’inauguration. Notre habitat solidaire était en quelque sorte une première à Merchtem (rires).”

Conseil en or

Vous aussi, vous considérez vous procurer un habitat solidaire modulaire ? Dans ce cas, Katrien a encore un conseil en or pour vous : “Réfléchissez bien à l’avance à l’aménagement de votre module. C’est un espace réduit, donc il faut profiter au maximum de chaque centimètre carré. N’oubliez surtout pas de penser à l’espace de rangement. Un grand espace technique peut paraître une perte d’espace, mais vous devez quand même ranger votre aspirateur et vos balais quelque part. Avec le recul, j’aurais préféré agrandir un peu notre module. Mais voilà bien le seul point négatif que je vois.”

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Source : Livios

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