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Le Premier ministre Charles Michel © Photo News

La Belgique aussi prête que possible pour le Brexit

mise à jourLe gouvernement fédéral a fait le point vendredi sur la préparation de la Belgique à l’égard du Brexit, à six semaines de l’échéance des discussions entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. “Nous sommes prêts autant qu’il est possible de l’être, même si nous mesurons bien qu’il y a un certain nombre de points que nous ne pouvons pas prédire”, a assuré le Premier ministre Charles Michel.

Cette année, un budget de 10 millions d’euros a été libéré. L’an prochain, il s’élèvera à 20 millions d’euros. L’un des premiers défis est le recrutement d’agents pour les Douanes, l’Agence Fédérale de la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) et la police.

Si le Royaume-Uni devient un pays tiers, la tâche des Douanes sera considérablement accrue. Le recrutement de 386 douaniers a été lancé, 289 sont à l’oeuvre, 29 le seront bientôt, s’est félicité le ministre des Finances, Alexander De Croo.

L’incertitude demeure quant aux termes de la sortie des Britanniques de l’UE. Mais ces agents demeureront nécessaires même si un accord commercial est conclu avec l’Union européenne, a précisé l’administrateur-général adjoint des Douanes, Stephan Legein.

A la police, trente agents supplémentaires ont été recrutés et sont affectés en Flandre occidentale.

L’impact du Brexit risque particulièrement de se faire sentir au port de Zeebrugge et dans les ports du nord de la France. L’un des problèmes à résoudre sera celui du transport routier vu les formalités que devront remplir les transporteurs. Une campagne a d’ailleurs été menée dans les pays d’Europe centrale et orientale afin de dissuader les transporteurs de se rendre à Zeebrugge s’ils ne disposent pas des documents douaniers ad hoc.

Le Centre de crise a aussi planifié différentes procédures pour répondre aux éventuels problèmes d’engorgement sur les routes du Royaume. Les gouverneurs ont notamment inventorié les lieux de parking les plus importants en Flandre occidentale et orientale, capables d’accueillir au besoin des camions ne disposant pas des autorisations suffisantes. Des stress-tests en collaboration avec les douanes sont également prévus le mois prochain.

Les autorités belges et françaises ont également eu plusieurs contacts sur ce sujet.

En ce qui concerne l’agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) -chargée des contrôles phytosanitaires-, le recrutement de 115 personnes est en cours. “Une bonne partie d’entre elles ont déjà été engagées et formées”, a précisé la porte-parole de l’AFSCA, Stéphanie Maquoi.

L’agence recherche encore principalement des vétérinaires. Si les recrutements ne devaient pas donner lieu à l’engagement de 115 personnes supplémentaires d’ici le 31 octtobre, l’AFSCA aura alors recours à des affectations temporaires en interne afin de disposer d’un cadre complet et d’assurer la fluidité des contrôles.