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Michael O'Leary, CEO de Ryanair. © belga

Le patron de Ryanair: “Faire la grève est un hobby national en Belgique”

Michael O’Leary n’a pas été tendre avec notre pays en marge de l'assemblée générale des actionnaires de Ryanair qui s'est tenue lundi soir près de Dublin, en Irlande.

Michael O’Leary n’a jamais la langue dans sa poche et il l’a encore démontré hier soir. Interrogé par nos confrères de La Libre Belgique, l’homme d’affaires a réagi aux grèves entamées par son personnel dans plusieurs pays. 

Des grèves sont prévues dans plusieurs pays d’Europe et les travailleurs belges de la compagnie aérienne à bas coûts pourraient se joindre au mouvement le vendredi 27 septembre. Ce qui a le don d’agacer le grand patron O’Leary.

Louant la qualité de nos Diables rouges, le patron de Ryanair se montre nettement moins élogieux en ce qui concerne les syndicats noir-jaune-rouge, lesquels ont, selon lui, une “vision très bizarre de la vie.” Et Michael O’Leary ne se prive pas de faire des généralités. “Faire la grève est un hobby national, un passe-temps favori en Belgique”, lance-t-il sans détour à LLB. D’ailleurs, si les employés belges de Ryanair souhaitent se montrer solidaires avec leurs collègues, ils n’ont qu’à “la fermer et travailler normalement”, ajoute-t-il. Ambiance...

Feu vert des actionnaires aux primes conditionnelles de Michael O’Leary

Les actionnaires de Ryanair ont donné leur feu vert d’extrême justesse jeudi à un dispositif qui pourrait permettre au directeur général Michael O’Leary de toucher 100 millions d’euros de primes sur cinq ans, alors qu’il envisage le licenciement de 500 à 700 pilotes.

Pour obtenir ces primes, il devra doubler les bénéfices du groupe pour les porter à deux milliards d’euros annuels et/ou faire en sorte que l’action atteigne 21 euros. Le titre a atteint un pic de 19,39 euros en août 2017, mais sa valeur a été divisée par deux depuis. Jeudi à 13h30 GMT, il était en baisse de 1,8% à 9,76 euros.

Les actionnaires se sont prononcés à 50,5% en faveur de ce mécanisme, qui pourrait donc valoir des options sur dix millions de titres à l’homme d’affaires irlandais.

Michael O’Leary s’est dit déçu de ce résultat et a promis de dissiper les réserves des investisseurs. “Je pense que la plupart des actionnaires se ficheraient de ce qu’on payera (au patron) pendant les cinq prochaines années s’il double le prix de l’action”, a-t-il déclaré.