"Les taxis scient la branche sur laquelle ils sont assis"

Taxis vs UberLe gouvernement bruxellois a demandé l'avis du Conseil Economique et Social de la Région bruxelloise à propos du futur plan taxis. Cette instance composée des patrons et des syndicats conseille de réaliser une étude économique réfléchie menée par des indépendants pour voir comment doit évoluer le secteur, a affirmé mardi matin le ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi Didier Gosuin (DéFI). Interrogé par Bel RTL, celui-ci a lancé un appel au calme dans le contexte de la manifestation du jour sur des grands axes de la capitale.

Disant comprendre qu'il y a "une grande inquiétude par rapport à l'ubérisation de la société", face à laquelle "l'Europe est muette", Didier Gosuin a jugé qu'en bloquant la circulation mardi, "les taxis scient la branche sur laquelle ils sont assis". Ils agissent contre l'emploi salarié. "Je comprends qu'ils défendent leur profession mais ils doivent le faire dans le concertation", a-t-il ajouté.

Pour Didier Gosuin, les taxis doivent s'ouvrir à la modernité et par exemple à la flexibilité qu'offre une application numérique.

"Je comprends le combat mené contre Uber, "une société américaine de plusieurs milliards qui se moque éperdument des règles, des cow-boys qui veulent déstructurer le secteur des taxis". Mais ce combat "ne doit pas être mené en opposition avec les autorités politiques avec lesquelles il faut essayer de trouver les bonnes pistes".

Aux yeux du ministre de l'Economie, la prise de position de Pascal Smet, dès le départ en faveur d'Uber, était maladroite. "C'est l'erreur de départ qui gangrène toute la négociation", a-t-il dit, sans se prononcer sur la demande du secteur en faveur de la démission du ministre bruxellois du Transport.



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