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Maçonner votre façade ? Évitez ces grandes erreurs

LiviosMalgré de nombreuses alternatives, le constructeur moyen ne jure toujours que sur la brique pour terminer sa façade. Une condition importante pour un bon résultat final est d’y apporter un traitement correct. Certaines personnes œuvrant elles-mêmes, mais aussi certains entrepreneurs font des erreurs. Le site de construction Livios a interrogé le fabricant de briques, Wienerberger, sur les erreurs les plus fréquentes en matière de maçonnerie. 

Erreur 1 : ne pas observer les détails

Le choix que nous faisons en matière de briques est souvent révélateur de notre personnalité. Esthétique et beauté restent donc des exigences en matière de maçonnerie. Il est ici important de traiter correctement des matériaux de qualité. Outre la maçonnerie traditionnelle en briques (10-15 mm d’épaisseur), vous pouvez utiliser d’autres techniques, comme le collage ou l’amincissement des maçonneries (épaisseur 5-8 mm). 

Erreur 2 : le mortier n’est pas adapté à la brique

Chaque brique possède une capacité d’absorption de l’eau spécifique. Si le portier ne correspond pas à cette capacité de la pierre, vous risques de subir des dommages, tant en termes de construction que d’esthétique.

Lorsque la brique absorbe l’eau trop rapidement, nous constatons une ‘combustion’ du mortier avec pour conséquence une pulvérisation de celui-ci et une mauvaise adhérence générale. Si vous travaillez avec une brique à faible absorption, les briques auront tendance à ‘flotter’.

Conclusion : assurez-vous de choisir le bon mortier. Le pouvoir d’absorption de la brique est toujours indiqué sur l’emballage ou sur la fiche technique et est exprimé en termes de prise d’eau initiale. 

Erreur 3 : confondre mortier de pose et mortier de rejointoiement

Le choix des composants du mortier est primordial. Une eau polluée, une mauvaise qualité de sable, les mauvaises quantités, le type de ciment, des additifs inappropriés sont – tout comme un mauvais mélange -seront dévastateurs. Cela peut entraîner une ‘flottation’ de la brique, une pression trop basse et une faiblesse de liaison du mortier, mais aussi une faute esthétique.

Dans le cas de joints colorés, optez de préférence pour des pigments inertes. Ceux-ci permettent une coloration dans la masse et n’auront pas de réaction avec les autres substances. De cette manière, vous réduisez les risques de différences dans les couleurs et la percolation de la façade.

Il est fortement conseillé d’utiliser, autant que faire se peut, du mortier prêt-à-l’emploi auquel il faut seulement ajouter de l’eau. Il existe de nombreux types de mortier offrant différentes couleurs et différentes propriétés adaptées à la brique, au type de traitement et aux circonstances. 

Erreur 4 : un mauvais regard sur les détails de la façade

Tenez compte que certains détails de votre façade peuvent comporter des risques de dégradation. Parlez-en à votre architecte et prenez les mesures nécessaires. L’attention aux détails est cruciale pour éviter, par exemple, les lignes noires sous les fenêtres ou la mousse sur les murs du jardin. L’idée est de toujours éviter les concentrations d’eau sur la façade. 

Erreur 5 : pas de renforcement, pas de joint de dilatation

Si, au niveau du projet, il apparaît des zones de tension (charges de traction), il est conseillé de fournir un renforcement supplémentaire. Vous risqueriez sinon de voir apparaître des craquelures dans la façade. Malgré le fait qu’un mur en briques constitue un bloc très stable, les longueurs (12 à 18 mètres) nécessitent la pose de joints de dilatation afin d’éviter les déchirures. Vous pouvez aussi prendre d’autres mesures comme la pose d’un mortier de renforcement.

Les changements soudains dans la structure de la façade (par exemple une grande fenêtre sur laquelle le mortier est posé) nécessiteront un joint de dilatation ou, au minimum, la pose d’un mortier de renforcement.

Erreur 6 : une protection insuffisante du mortier frais

Le mortier étant particulièrement sensible aux apports d’eau excessifs, il est indispensable de protéger une façade fraîchement montée contre les eaux de pluie. Sinon, vous augmentez le risque de percolation et de saignement, mais aussi celui de pertes de mortier.

Erreur 7 : le non-respect de l’alignement

Le non-respect des lignes de maçonnerie (demi-briques, blocs isolés…) peut entraîner des ‘joints dansants’ ou des joints qui ne sont pas parfaitement superposés. Certains joints – dits sauvages – exigent ce type d’irrégularités et nécessitent que les joints ne soient pas bien alignés.

Erreur 8 : oublier de gratter la maçonnerie

Grattez la maçonnerie fraîchement posée afin de faciliter la pose ultérieure des joints. Respectez la profondeur du joint – de préférence 1,5 fois l’épaisseur et minimum 1 cm – et réduisez les différences de profondeur dans le joint.

Erreur 9 : une épaisseur de joint trop faible

L’épaisseur du joint doit être adaptée au produit. Il est important de respecter une épaisseur minimum tant pour les longueurs que pour les extrémités. Vous éviterez ainsi les problèmes tels qu’une mauvaise adhérence.

Lorsque vous optez pour des joints minces, vous devez utiliser des produits adaptés comme des mortiers colles et des mortiers fins. Dans ces cas aussi, une largeur de joint minimale est requise afin d’avoir une certaine tolérance sur la taille des briques.

Ces tolérances sont indiquées sur les fiches techniques accompagnant les briques. Déterminez l’épaisseur des joints sur les longueurs et posez une dizaine de briques en demi-couture. Mesurez la hauteur totale et divisez-la par dix pour obtenir une épaisseur de joint moyenne. Cela vous indique l’épaisseur de la couche à poser sur vos profilés de mesure. 

Conseil : cherchez-vous des matériaux pour votre façade ? Recevez des brochures gratuites et laissez-vous inspirer. 

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Source : Livios

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