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Plainte contre BASF Antwerpen, accusée d’avoir livré des gaz toxiques à la Syrie

Trois ONG ont déposé une plainte contre la filiale anversoise du groupe BASF, qu'elles accusent d'avoir fourni, via la Suisse, des gaz toxiques au régime syrien en 2014, écrit De Morgen lundi.

Les ONG Open Society Justice Initiative (OSJI), Syrian Archive et TRIAL International ont déposé des plaintes au pénal à Anvers ainsi qu'à Hambourg et Essen (Allemagne). Trois entreprises sont visées: BASF Antwerpen, BASF Group et Sasol Deutschland. A Anvers, le dossier a été transmis lundi dernier au procureur du roi par l'avocat Luc Walleyn.

Les plaignants se basent sur des documents d'exportation et sur leur propre enquête pour accuser BASF - l'un des plus grands groupes chimiques au monde, basé en Allemagne - et sa filiale anversoise.

Il y a cinq ans, ceux-ci auraient livré de la diéthylamine au régime syrien en passant par la société de distribution Brenntag ou sa filiale suisse. La diéthylamine, en plus d'être utilisée légitimement dans la production de produits pharmaceutiques, est utilisée dans la production de VX, un agent neurotoxique que l'on trouve dans les stocks d'armes chimiques de la Syrie. Le produit ne peut être exporté que sur autorisation des autorités depuis 2012.
Dans une première réaction, BASF a indiqué étudier la plainte, mais douter de sa validité.