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GSK a annoncé mercredi son intention de supprimer 720 emplois, principalement parmi les cadres, et de ne pas renouveler 215 contrats temporaires sur ses sites wallons. © BELGA

Restructuration chez GSK: “Priorité au dialogue social”

Après avoir rencontré la direction, jeudi, et les syndicats de GSK ce vendredi, le ministre-président wallon Elio Di Rupo et les vice-présidents du gouvernement régional Christie Morreale, Willy Borsus et Philippe Henry ont redit leur volonté d'accorder la priorité au dialogue social alors que près d'un millier d'emplois pourraient passer à la trappe sur les sites wallons du géant pharmaceutique.

"Nous avons désormais établi un dialogue en ligne directe tant avec la direction de l'entreprise qu'avec les représentants des travailleurs", a souligné Elio Di Rupo, au cours d'un point presse.

"La phase 1 de la Loi Renault va être lancée dans les jours à venir. Durant cette période dont on ignore la durée, nous serons aux côtés des syndicats et à l'écoute de la direction à qui nous avons bien entendu dit que nous regrettions sa décision et qu'il fallait réduire au maximum les pertes d'emplois", a-t-il expliqué.

"Nous lui avons également demandé la garantie qu'il n'y aura pas de deuxième vague de licenciements et la confirmation que le quartier général de la division GSK Vaccines restera de façon pérenne en Wallonie", a poursuivi le ministre-président. 

Le groupe se serait montré "positif et rassurant" sur ces questions, a de son côté affirmé le ministre wallon de l'Economie, Willy Borsus (MR). "L'engagement stratégique de GSK en Belgique nous a été confirmé, tout comme la volonté de l'entreprise d'investir plus de 500 millions d'euros au cours des trois prochaines années", a-t-il détaillé.

"Nous ne voulons pas interférer dans les discussions entre partenaires sociaux. Mais nous avons exprimé toute notre volonté d'intervenir en fonction de l'évolution des négociations afin qu'à terme, aucun travailleur ne reste sur le carreau", a de son côté assuré la ministre régionale de l'Emploi, Christie Morreale (PS). "La réflexion doit également être menée au Fédéral afin que tous les leviers soient actionnés", a-t-elle ajouté.

"Aujourd'hui, nous devons laisser le temps aux syndicats d'analyser la situation et de faire des contre-propositions afin de réduire le nombre de licenciements. Il faut qu'un dialogue constructif puisse s'installer", a enfin indiqué le ministre-président qui a par ailleurs demandé à rencontrer Roger Connor, le CEO de GSK Mondial Vaccins.

Le groupe pharmaceutique a annoncé mercredi son intention de supprimer 720 emplois, principalement parmi les cadres, et de ne pas renouveler 215 contrats temporaires sur ses sites wallons. 

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