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Capture d'écran © RTL Info

Accompagnatrice scolaire rouée de coups: la mère de l’élève évite la prison

La mère d’une élève de l’Institut des Arts et Métiers de Bruxelles qui avait agressé une accompagnatrice scolaire, lors de la réinscription de sa fille à l’école, a été condamnée ce jeudi à une peine de travail et une amende par le tribunal correctionnel bruxellois.

La mère violente a évité une peine de prison, peine qui était plausible en vertu du code pénal et en raison du statut de l’accompagnatrice scolaire dont la fonction peut être assimilée à celle du corps enseignant. Le tribunal correctionnel de Bruxelles a finalement estimé, jeudi après-midi, qu’une peine de travail de 250 heures et une amende de 400 euros avec sursis étaient suffisantes. 

Cheveux arrachés

La prévenue, reconnue coupable de coups et blessures, s’était jetée sur une accompagnatrice en insertion socio-professionnelle à l’Institut des Arts et Métiers à Bruxelles, le 3 septembre dernier, alors qu’elle était venue réinscrire sa fille dans l’établissement scolaire. Face à son agressivité verbale, des membres du personnel lui avaient déjà demandé de partir.

La victime, âgée de 33 ans, avait été rouée de coups. Ses cheveux et ses vêtements avaient été arrachés. Elle avait subi une incapacité de travail de plusieurs jours et avait immédiatement déposé plainte contre celle qui l’avait agressée, pour coups et blessures volontaires. Brièvement privée de liberté et présentée au parquet, l’auteure des faits avait été renvoyée devant le tribunal correctionnel. Les syndicats en front commun avaient décidé d'un arrêt de travail pour marquer leur soutien au membre du personnel blessé et avaient demandé à ce que des mesures de prévention soient prises. 

“On s’en prend à la main tendue à ces jeunes en difficulté”

Outre la victime, la Ville de Bruxelles s’était constituée partie civile au procès, en tant qu’employeur. Elle a obtenu un euro symbolique comme dommages et intérêts. Son avocat, Me Marc Uyttendaele, avait estimé que ces agressions commises dans des établissements scolaires constituent un problème de société qui mérite une attention particulière.

“C’est une dérive qui est extrêmement préoccupante. On s’en prend au cœur même de la main tendue vers ces jeunes en difficultés, et ce faisant, non seulement on abîme de manière effroyable quelqu’un qui par idéal consacrait son temps à cela, mais on abîme aussi les autres jeunes parce que le système est fragilisé par ces violences”, avait-il notamment déclaré.