Asenov : Lamia est décédée des suites d'une importante hémorragie

Le médecin légiste entendu mardi matin devant la cour d'assises de Liège a indiqué que la première victime de Stefan Asenov est décédée d'une importante hémorragie. La victime présentait de nombreuses lésions, dont une rupture de la rate et cinq fractures de côtes qui témoignent de la violence des coups portés.

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Stefan Asenov, un Bulgare âgé de 35 ans, est accusé d'avoir commis les agressions de deux prostituées la nuit du 15 au 16 mars 2017 à Liège. Limia Karimallah (56 ans) avait été tuée après avoir été rouée de coups. Chantal M. avait aussi été rouée de coups mais elle avait pu s'échapper de la camionnette de l'accusé, où elle avait aussi été embarquée.

Le médecin légiste Simon Cauchies, qui avait réalisé l'autopsie de Limia Karimallah, a indiqué que son corps présentait de nombreuses lésions. Les analyses ont démontré qu'elle présentait des traces de défense mais aussi des traces de préhension et des traces de heurts contre un objet contondant.

La victime présentait un large traumatisme à la base du thorax, avec une zone hémorragique importante. Ces lésions étaient accompagnées de fractures de cinq côtes et d'un enfoncement de la cage thoracique. Dans la cavité péritonéale, le légiste a relevé la présence d'1,8 litre de sang, qui correspond à une importante hémorragie et qui représente la perte de plus de 50% du volume du sang présent dans l'organisme de la victime. Cette hémorragie a été causée par une rupture de la rate.

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Illustration. © Photo News

Le Dr Cauchies a confirmé qu'une certaine puissance est nécessaire pour occasionner toutes ces lésions. Les coups devaient être appuyés. "Une simple gifle ne peut provoquer cela. La rate peut avoir explosé d'un seul coup mais l'hémorragie a été causée par plusieurs coups", a indiqué l'expert.

Sous influence de l’alcool

Le toxicologue Corinne Charlier a révélé que Limia Karimallah était sous influence d'alcool, de stupéfiants et de médicaments au moment des faits. Elle présentait une alcoolémie de 0,9 grammes d'alcool par litre de sang. Elle était une toxicomane chronique mais elle ne consommait plus d'héroïne. La présence de traces de méthadone et de cocaïne a été attestée par les analyses des prélèvements. La victime présentait aussi des traces de consommation de benzodiazépines.

Le médecin légiste Aurélien Partoune a été chargé d'évaluer le niveau de compatibilité entre les lésions relevées sur la victime et les explications livrées par l'accusé. Ce médecin a indiqué que deux gifles ne peuvent pas expliquer toutes les lésions relevées au niveau du visage et les nombreuses fractures de côtes. "Les déclarations de Monsieur Asenov ne peuvent expliquer toues les lésions et en particulier la cause du décès de la victime", a-t-il révélé.

Un autre médecin légiste a examiné le dossier médical de la seconde victime présumée de Stefan Asenov. Le Dr Hélène Dengis a rapporté que Chantal M. présentait une fracture de l'arcade zygomatique mais pas de notions relatives à d'autres coups reçus ou de lésions dentaires.