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La police a été appelée pour une explosion dans la Marsstraat, dans le quartier anversois de Berchem, au beau milieu de la nuit. Il s’agit plus que probablement d’une attaque à la grenade, un phénomène de plus en plus fréquent dans certains quartiers de la métropole flamande ces derniers mois. © Marc De Roeck

Attaque à la grenade à Anvers: “J’ai cru que notre maison était en train de s’effondrer!”

Une nouvelle attaque à la grenade s’est produite dans la nuit de dimanche à lundi à Anvers. Selon toute vraisemblance, l’attaque visait un immeuble à appartements a priori sans histoire. Les résidents, logiquement inquiets, sont dans l’incompréhension la plus totale.

La police a été appelée pour une explosion dans la Marsstraat, dans le quartier anversois de Berchem, au beau milieu de la nuit. Il s’agit plus que probablement d’une attaque à la grenade, un phénomène de plus en plus fréquent dans certains quartiers de la métropole flamande ces derniers mois.

“J’ai cru que notre maison était en train de s’effondrer”

Cette nuit-là, c'est un immeuble à appartements qui a été visé par les criminels. Thomas, qui habite l’immeuble en face, a entendu deux fortes secousses au milieu de la nuit. “J’ai d’abord cru que notre maison était en train de s’effondrer!”, raconte-t-il à Het Laatste Nieuws. “Puis, j’ai vu les impacts sur les fenêtres de ma chambre et j’ai compris qu’il s’agissait d’autre chose.” 

Il s'est donc empressé d’appeler la police. “Couchez-vous sur le sol et rampez à l’arrière de votre maison”, lui ont directement répondu les forces de l’ordre. “Ils m’ont dit de rester en ligne et trois minutes plus tard, ils sont arrivés toutes sirènes hurlantes”, se souvient Thomas. 

Heureusement pour lui, ses fenêtres à double vitrage ont stoppé les éclats d’obus. Par contre, les dégâts sont nettement plus importants dans l’immeuble d’en face. Et pour cause, un ou plusieurs individus ont jeté des grenades dans les pots de fleurs posés sur le trottoir. Un témoin a ensuite aperçu une voiture filer à toute vitesse.

Trois façades et six voitures touchées

Les grenades ont explosé peu de temps après, vers 3 heures du matin. Personne n’a été blessé mais les engins explosifs ont fait beaucoup de dégâts. Les vitres de la porte d’entrée de la maison sont brisées, tout comme les fenêtres de la cave. Six voitures garées dans la rue ont été touchées mais aucune d’entre elles n’a brûlé. Au total, trois façades ont été endommagées. (Lire la suite sous la photo)

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Un ou plusieurs individus ont jeté des grenades dans les pots de fleurs posés sur le trottoir. © Marc De Roeck

Des femmes avec enfants

“Il est clair que notre immeuble a été pris pour cible. Mais pourquoi?, se demande Rachida, qui habite avec son fils au troisième étage. “Aucun de nous n'a de liens avec ce genre de personnes. C’est épouvantable. Nous venons justement d’emménager ici parce que la rue est très calme”, souligne la jeune femme, dépitée.

Le deuxième étage est également occupé par une jeune maman et ses trois enfants. Au rez-de-chaussée, Miriam, une jeune femme qui a emménagé il y a deux ans. Elle était en vacances lundi. “Heureusement”, dit son père Eric  qui est venu constater les dégâts hier. Il ne comprend pas non plus pourquoi les malfrats s’en sont pris à cet immeuble. “Ma fille a reçu pendant longtemps le courrier d’un ancien occupant. Notamment des rappels de paiement. Peut-être a-t-il été la cible de criminels? Bien sûr, rien ne nous permet de l’affirmer, mais c'est le seul lien que l’on peut faire avec l'attaque, pour l’instant...”, avance-t-il au quotidien flamand.

Un ancien résident serait un docker du port d’Anvers

D’après HLN, un ancien occupant de l’immeuble serait un docker du port d’Anvers. Mais il est cependant trop tôt d’affirmer que cette personne est en lien avec le trafic de drogue. Cette option n'est toutefois pas écartée par le parquet anversois.

Le bourgmestre d’Anvers Bart De Wever (N-VA) a par ailleurs assuré qu’il prendrait toutes les mesures nécessaires pour que le quartier puisse retrouver sa tranquillité. Contacté par HLN, son porte-parole n’a cependant pas été en mesure de préciser la nature de ces mesures.

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