La victime résidait au centre d'asile de la Croix-Rouge
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La victime résidait au centre d'asile de la Croix-Rouge © DR

Demandeuse d'asile décédée à Heusden-Zolder: “Il n’y a aucun indice qu’il s’agit d'un crime raciste”

La demandeuse d'asile de 21 ans d'origine somalienne, décédée samedi peu avant minuit au centre d'accueil De Bark à Heusden-Zolder, a été victime de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, ont confirmé la police locale et le parquet du Limbourg mardi.  Une personne, initialement entendue comme témoin, a été arrêtée. “Le suspect est un homme d’origine somalienne qui connaissait la victime”, précise le parquet.

Les images d'une caméra de surveillance et les conclusions de l'autopsie ont permis de rejeter la première hypothèse selon laquelle elle aurait été percutée par une voiture avant que l'auteur ne prenne la fuite.

La victime et le suspect se connaissaient

Le parquet a saisi un juge d'instruction pour des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort après que la police locale de Heusden-Zolder eut ouvert une enquête. La personne initialement entendue comme témoin a désormais été arrêtée par la police de Heusden-Zolder et interrogée en tant que suspect.
"On soupçonnait d'abord un accident avec un délit de fuite", explique Pieter Strauven, magistrat de presse au parquet du Limbourg. "Mais l'analyse des images de la caméra et les conclusions médico-légales de l'autopsie montreraient que la victime est décédée après l'accident”.

La femme aurait donc, selon le parquet, été délibérément percutée alors qu'elle se rendait à pied au centre d'accueil. Le suspect et la jeune femme de 21 ans se connaissaient. Il est également d'une dispute avant les faits mais le parquet ne peut confirmer cette information. Certains soupçonnaient un crime raciste au départ mais ce ne serait pas le cas. “Il n’y a aucun indice qu’il s’agit d’un crime raciste”. 

Ce fait divers a d’ailleurs provoqué du rififi dans la classe politique. Theo Francken a notamment reproché à plusieurs personnalités de la gauche d’instrumentaliser les faits pour dénoncer un crime raciste. “C’est parfois difficile en tant que responsable politique de ne pas réagir à chaud car cela m’est déjà arrivé aussi et c’était une erreur. Essayons d’être tous un peu plus prudents. Car cela nourrit la polarisation”, a commenté l’ancien Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration.