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Elle est sauvée in-extremis de la noyade grâce à une chaîne humaine de 400 personnes

Lors du challenge “Crad’eau” dans la Drôme en France, une jeune femme a failli perdre la vie en se noyant, le pied coincé sous un rocher. Ce sont pas moins de 400 participants qui l'ont sauvée en formant une chaîne humaine.

Ce dimanche 7 juillet, un événement sportif a failli virer au drame. L’organisateur de la Crad’eau (courses à obstacles) gardera un souvenir bien amer de cette édition 2019. “Il est 11 heures quand au talkie-walkie, on m’alerte d’un incident. Une femme vient de se bloquer le pied sous un rocher sous le pont Mistral,” confie Médérick Bon au journal La Dépêche. 

“À 11h30, nous décidons pour des raisons de sécurité évidentes de neutraliser l’épreuve et demandons aux bénévoles de se rendre sur place. Nous sommes aussi rejoints par de nombreux participants. Combien sont-ils? 300 ou 400, je ne sais plus mais tous décident de faire trois barrages successifs avec des canoës pour ralentir le débit de l’eau…”, précise-t-il.

“Elle a fait preuve d’un énorme mental”

Stéphane Roussel, le patron des pompiers du centre de secours Vallée de la Drôme, tient à souligner que les efforts des participants ont “grandement aidé au sauvetage”. Mais après plus de deux heures, Carolane a toujours le pied coincé dans le rocher. L'inquiétude se lit alors sur les visages, selon le quotidien: “Même si elle est passée par des moments de panique, elle a fait preuve d’un énorme mental”.

Malgré les efforts des sapeurs-pompiers et de toutes les personnes sur place, la femme n’est toujours pas sortie d’affaire. C’est alors Caryl Fraud, adjoint aux sports de la ville de Crest et qui participe à l’épreuve, qui fait marcher ses relations. De gros moyens sont utilisés: une grue est même dépêchée sur place. L’utilisation d’un deuxième engin et même d’un marteau-piqueur est envisagée. 

C’est finalement trois heures plus tard que Carolane est sauvée. Les 500 personnes ont poussé des cris de joie. Opérée hier au talon d’Achille, elle a tenu à adresser un long message à tous ceux qui ont participé à son sauvetage. “J’en ai encore des frissons. Je sais que l’on va chercher un responsable mais c’est un accident bête. Pour l’année prochaine, nous allons sans doute supprimer ce passage sous le pont Mistral pour éviter un nouveau problème,” conclut Médérick Bon.