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Enfant mort d’une surdose de suppositoires: la mère reste en détention

Stefanie V. (31 ans), la mère de famille originaire de Torhout soupçonnée d’avoir tué involontairement son fils de deux ans en lui donnant trop de suppositoires, reste en détention. La chambre du conseil de Bruges a prolongé son mandat d’arrêt d’un mois ce vendredi.

La défense de la jeune femme a insisté pour obtenir une libération conditionnelle vendredi matin, ce que la chambre a refusé après une courte délibération.

“Ils considèrent l’admission dans un centre médical comme une condition indispensable à la libération de mon client”, explique son avocat Kris Vincke. 

“Nous n’avons pas encore d’institution où elle peut bénéficier des soins nécessaires pour ses problèmes psychologiques. De plus, cette femme ne peut pas rentrer chez elle pour le moment. Son couple est mise à rude épreuve. Le père a déjà fait savoir qu’il souhaitait demander le divorce”.

7 suppositoires en 10 heures

Le petit Aro, deux ans, a perdu la vie le dimanche 16 février. Il a été retrouvé sans vie dans son lit par ses parents. L’enfant aurait reçu une surdose de médicaments chez lui après une opération des amygdales. La douleur de l’enfant était telle que la maman, pour le soulager, lui aurait mis divers suppositoires analgésiques. Il en aurait reçu de trois types, dont un Perdolan. L’enfant s’est étouffé dans ses vomissements. “Ma cliente ignorait totalement que ces médicaments pouvaient causer la mort de son enfant”, a affirmé son avocat, Me Kris Vincke.

D’après l’analyse toxicologique, l’enfant aurait reçu 7 suppositoires en  10 heures lors que la prescription indique que chaque prise doit être espacée de 4 heures.

La trentenaire, qui souffrirait de troubles bipolaires, a été placée sous mandat d’arrêt mardi matin pour homicide involontaire. La chambre du conseil de Bruges a toutefois décidé de prolonger d’un mois la détention de la jeune femme au vu d’une situation familiale difficile et du manque de solution pour sa prise en charge.

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