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La piscine du Netepark, à Herentals. © DR

Filmer des femmes dans le train ou au café ne lui suffisait plus

Un ancien employé la ville d’Herentals, en province d’Anvers, doit actuellement répondre de sa perversion devant la justice. Depuis des années, le quinquagénaire filmait secrètement des femmes dans l'espace public, dans le train ou dans des cafés. Avant d’aller plus loin...

Le 13 juin 2019, K.D., un Anversois de 51 ans, est allé nager avec une collègue à la piscine du Netepark. Alors qu’elle se changeait, elle s'est rendu compte qu’un smartphone, celui de son collègue, était caché dans sa cabine. 

Confronté aux accusations de sa collègue, l’homme a nié en bloc et lui a assuré que son téléphone était accidentellement tombé dans sa cabine. Pour prouver son innocence, K.D. lui a présenté son GSM, sur lequel ne figurait effectivement aucune vidéo d’elle. Sans doute l’avait-il effacée en quatrième vitesse.

Car une enquête a malgré tout été ouverte, et il est apparu que le gaillard avait effacé le jour-même de nombreuses vidéos de son disque dur, mais elle ont pu être récupérées par les enquêteurs, a déclaré la procureure Bo Piedfort. Ils ont également mis la main sur de nombreuses vidéos de femmes filmées à leur insu dans le train ou dans des cafés entre 2013 et 2019.

“Ma cliente est couverte de honte”

Selon l’enquête, trois de ses collègues féminines ont été filmées nues alors qu’elles se changeaient dans les vestiaires de cette piscine. Elles avaient toutes les trois noué une relation de confiance avec l’accusé. “Ma cliente est depuis lors devenue très prudente dans ses rapports avec les hommes. Son innocence a complètement disparu. Elle est couverte de honte”, a déclaré l’avocat d’une des victimes.

Les victimes réclament des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Elles espèrent également que K.D. ne pourra plus mettre les pieds dans une piscine publique. Le ministère public a quant à lui demandé une peine de douze mois de prison avec sursis à l’encontre du prévenu et que celui-ci suive une thérapie psychologique. 

L’avocat du quinquagénaire a demandé une suspension probatoire pour son client. En respectant plusieurs conditions, celui-ci pourrait garder son casier judiciaire vierge. Car l’homme est désormais sans emploi après avoir été licencié par la ville d’Herentals, qui a eu vent de cette sordide histoire.

“Il niait les faits au début, parce qu’il avait honte”, a souligné l’avocat de K.D. “Il a depuis réalisé qu’il devait se faire soigner et suit donc une thérapie depuis le mois d’octobre”, a-t-il assuré.

Jugement le 25 février.