Gang urbain qui prostituait des mineures: la quasi totalité des suspects libérés

Presque tous les suspects du nommé "Fuel gang", suspectés d'avoir exploité la prostitution de mineures, ont été remis en liberté provisoire, selon le quotidien La Capitale. 

Le juge d'instruction les a libérés sous certaines conditions peu de temps après l'entrée en vigueur des mesures de confinement contre la propagation du coronavirus. Un seul suspect se trouve toujours en prison, selon le quotidien. Le parquet de Bruxelles ne peut ni confirmer ni infirmer ces informations. "Aucun commentaire ne sera donné, à la demande du juge d'instruction", a-t-il déclaré lundi après-midi.

Une instruction a été ouverte à Bruxelles début janvier 2020 suite à la disparition d'une mineure d'âge en France, qui serait arrivée en Belgique et aurait été contrainte de se prostituer. L'enquête a rapidement mené à la découverte de la jeune fille disparue et à l'arrestation de plusieurs suspects. Le dossier révèle que d'autres jeunes filles, ressortissantes françaises également, auraient aussi été victimes de ces faits.

“Vendue” pour 2.000 euros par son petit ami

L’interpellation des suspects a eu lieu dans la nuit du 4 au 5 janvier derniers. La victime avait été retrouvée dans un appartement à Uccle. Celle-ci aurait été vendue au prix de 2.000 euros par son propre petit ami, avec qui elle était arrivée à Bruxelles en novembre dernier, aux membres d'une bande à Saint-Gilles. Ces hommes l'auraient enfermée dans différents endroits et lui auraient créé un profil sur le site web de prostitution "Quartier rouge".

La jeune fille aurait alors été forcée de se prostituer, à la fois dans le sous-sol d'une maison à Uccle où elle a été retrouvée, et dans divers hôtels. La police belge a été alertée après qu'une amie de la victime en France a vu la photo de celle-ci sur le site web en question.

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