La manager du JD Sports avoue ses torts mais se défend d’être raciste

Plusieurs jours après la diffusion des images où l’on voit la manager du JD Sports de la Médiacité tenir des propos racistes à l’encontre de ses employés, cette dernière est sortie du silence. Celia, par l’entremise de son avocat, a avoué que ses mots étaient maladroits mais affirme ne pas être raciste.

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La manager craint pour elle et sa famille. © Capture d'écran Facebook

Depuis la diffusion d’une vidéo dans laquelle on voit Celia demander à ses employés de se mettre en file pour des fouilles en les appelant “macaques”, “Arabes” ou “Gwers”, la manager du JD Sports de la Médiacité à Liège est au cœur d'une vive polémique. Jeudi, JD Sports annonçait que l’intéressée avait quitté l’entreprise. Ce vendredi, nous apprenons qu’elle a été licenciée avec des indemnités. 

Celia a décidé de sortir du silence via son avocat, indiquent nos confrères de Sudpresse. Celui-ci a mis en avant le rapport particulier qui existait entre l’ancienne manager du magasin de Liège et ses employés. Une relation bien loin de celle habituelle entre un chef et ses employés, plus détendue du fait de son âge et du fait qu’elle soit Algérienne. Me Zevenne, l’avocat de Celia, rappelle également que 80% des employés sont issus d’Afrique et d’Afrique du Nord, comme elle.

Celia admet que les propos qu’elle a tenus le 23 octobre dernier étaient maladroits mais se défend d’être raciste. Son avocat précise qu’elle s’est entretenue le lendemain avec l’un des employés, auprès duquel elle s’est excusée.

Dès les premiers jours de la polémique, Celia a été la cible des internautes. Elle explique d’ailleurs avoir peur pour elle et sa famille, puisqu’elle aurait reçu des menaces de mort. Me Zevenne conclut en indiquant que si les choses ne se calment pas, elle pourrait se constituer de partie civile.

Willy Demeyer en appel au calme

Ce vendredi matin, par voix de communiqué, le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, en a appelé au calme et à la dignité après l’émotion suscitée sur les réseaux sociaux. Une émotion qui avait dégénéré en pillage dans deux autres magasins de l’enseigne, à Bruxelles et Liège. “Adopter un comportement délictueux ne plaide pas pour la cause de la tolérance et de la multiculturalité dont Liège peut se vanter d’être un ardent défenseur”, commente le cabinet du bourgmestre.

“Le Bourgmestre de Liège dénonce fermement les propos discriminatoires tenus par cette employée et prend bonne note du fait que cette dernière a été sanctionnée et écartée par sa direction. L’intéressée fait aussi l’objet d’un PV pour incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe ou d’une communauté. Les faits reprochés ne sont imputables qu’à une seule personne”,  indique le communiqué.