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Jacques Rançon © Belga

Le “Jack l’éventreur de Perpignan” avoue un premier meurtre

Jacques Rançon, “le tueur de la gare de Perpignan”, a avoué lors de sa garde à vue le viol et l’assassinat en 1986, près d’Amiens, d’Isabelle Mesnage. Il a été mis en examen..

L’homme a déjà été condamné à perpétuité, en mars 2018, pour deux meurtres d’une violence inouïe commis il y a une vingtaine d’années. Il reconnaît aujourd’hui avoir violé et tué Isabelle Mesnage, une femme qui avait vingt ans, à l’époque. 

33 ans d’enquête

Le corps de la jeune informaticienne avait été découvert en piteux état, lors de la canicule de juillet 1986. Sur le “chemin des amoureux”, son corps gisait près d’un gourdin qui portait des traces de sang sur vingt centimètres. Les enquêteurs chercheront pendant des années le coupable, avant de refermer le dossier en 1992.

Mutilations sexuelles

C’est grâce à la ténacité de Corinne Herrmann, une avocate spécialisée en tueurs en série que l’enquête sera rouverte. Deux juges d’instructions permettront l'exhumation des corps et les nouvelles techniques de recherches mettront en évidence des mutilations sexuelles particulières. Les enquêteurs y verront la marque de Jacques Rançon.

Viols et meurtres en série

Jacques Rançon naît en 1960, dans une famille de 14 enfants. Le père est violent et la mère illettrée. Il commet sa première agression sexuelle à seize ans. L’homme multiplie les viols et les meurtres tout au long de son parcours. Quand il n’est pas en prison pour agression, il travaille sur les marchés. Il est particulièrement connu pour avoir violé ses victimes et mutilé leur sexe. Les experts en psychiatrie interprètent ses actes comme une volonté d’emporter avec lui des trophées, d’autres diront qu’il s’agit là d'une manière d’effacer son ADN. En mars 1998, une femme éventrée parvient à lui échapper grâce à l’apparition d'une voisine. 

Il ne sortira jamais de prison

Il faudra attendre 2014 pour que les progrès scientifiques permettent de rapprocher son ADN de celui trouvé sur la chaussure d’une femme tuée en 1997. Mais lors du procès de celui qu’on appelait le “tueur de la gare”, le doute planait sur l’existence d’autres meurtres. Jacques Rançon a toujours nié être impliqué dans la disparition d’Isabelle Mesnage, tout comme dans le meurtre d’une touriste dans le Jura. On le soupçonne également d’être lié à des assassinats survenus en Picardie. Les experts en psychiatrie le qualifie de “tueur en série dangereux et sans remords, qui ne semblait pas faire la différence entre un viol et une relation consentie”. 

Jacques Rançon est pour l’instant condamné à une peine de réclusion à perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté. Il ne sortira jamais de prison.