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Selon son père, Belinda Donnay n’est pas la fille dure et froide que son image laisse paraître. © BELGA

Le père de Belinda défend sa fille: “Elle tente de se construire un avenir"

Calvaire de ValentinBelinda Donnay a pris la mesure de la gravité des faits commis et elle tente de se construire un avenir, a indiqué jeudi matin son père devant la cour d'assises de Liège au procès des cinq accusés de l'assassinat de Valentin Vermeesch. 

En prison, elle a entamé diverses formations même si elle ignore encore son sort à l'issue du procès.
Valentin Vermeesch, un Hutois âgé de 18 ans souffrant d'un léger handicap mental, avait été tué la nuit du 26 au 27 mars 2017 à Statte (Huy). Il avait subi une très longue scène de violences et de tortures avant d'être précipité dans la Meuse, les mains menottées dans le dos.

La cour a entamé les auditions des témoins de moralité de Belinda Donnay par le témoignage de son père. Cet homme a exposé que Belinda Donnay était une enfant désirée, née d'une relation d'amour mais dans un couple trop jeune. Les parents se sont séparés neuf mois après sa naissance. Belinda est principalement restée sous la garde de sa maman.

“Je n’ai jamais eu à crier sur elle”

Le père de Belinda a participé, par des gardes accordées tous les 15 jours, à son éducation jusque l'âge de 12 ans. "Je n'ai jamais eu à crier sur elle", a précisé le père pour dépeindre son caractère.

Une rupture est intervenue entre Belinda Donnay et son père entre ses 12 et ses 20 ans. "La mère voulait une augmentation de pension alimentaire et nos problèmes se sont envenimés. Il y a eu aussi une brèche survenue par jalousie quand j'ai noué une autre relation et dont mon ex-épouse s'est servie pour monter Belinda contre moi", a détaillé le père.

La mère de Belinda Donnay aurait décrit, à tort, son père comme un homme violent. "Belinda y a cru et, manipulée, elle a été très braquée sur cette réputation violente. Elle a développé de la haine, elle s'est braquée contre moi et elle avait peur de se retrouver avec moi", a indiqué le témoin.

“Après son arrestation, elle était sous le choc et n’arrivait pas à expliquer les faits”

Quand Belinda Donnay a décidé de quitter le domicile de sa maman pour emménager dans son studio de Statte (Huy), elle a renoué des contacts plus serrés avec son père. Puis, elle a été impliquée dans les faits qui ont coûté la vie à Valentin Vermeesch. Entre la mort de Valentin et son arrestation, elle n'a rien dit à son père mais elle l'a contacté pour recevoir de l'aide car elle souffrait de crampes au ventre.

"Elle était stressée et absente dans son esprit mais elle n'a pas parlé des faits. Elle était inquiète, avec ses douleurs. Mais elle ne s'est pas confiée et elle n'a donné aucun message d'alerte. On ne pouvait pas se douter que ce genre de chose s'était passé chez elle. Après son arrestation, elle était sous le choc et n'arrivait pas à expliquer les faits. Elle fondait en larmes. Elle peut paraître dure et froide mais ce n'est pas la personne que je connais", a annoncé le père.

“Je ne la laisserai pas tomber”

Le père de l'accusée a encore précisé que sa fille tente de se construire un avenir en prison. "Elle s'occupe beaucoup et elle a repris des cours pour obtenir son diplôme de fin d'études. Elle veut apprendre un maximum de choses et elle essaye de se projeter dans un avenir, même si elle ignore encore le sort qui lui sera réservé par le procès. J'ai reconstruit quelque chose de solide avec elle et, quoi qu'il arrive, je ne la laisserai pas tomber", a insisté le père. 

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© Photo News
  1. Les enfants n'avaient pas reçu les chewing-gums d'un prédateur mais... les avaient volés
    Mont-sur-Marchienne

    Les enfants n'avaient pas reçu les che­wing-gums d'un prédateur mais... les avaient volés

    La thèse d'une tentative d'enlèvement sur deux jeunes enfants vendredi dernier en milieu d'après-midi à Mont-sur-Marchienne a été officiellement écartée, selon le parquet de Charleroi. Sudpresse rapportait samedi dernier une telle tentative, des faits confirmés par la police locale. Le parquet de Charleroi avait émis des doutes. En réalité, les enfants ont volé des chewing-gums dans un magasin.